Isère. La station familiale du Col de l'Arzelier annonce sa fermeture définitive

Désormais, la station iséroise espère voir le printemps / © France 3 Alpes
Désormais, la station iséroise espère voir le printemps / © France 3 Alpes

Le conseil municipal a décidé, ce jeudi 20 décembre, sa fermeture définitive. Une annonce prévisible pour le Col de l'Arzelier en proie aux difficultés financières. La cagnotte, lancée par le maire de la commune le mois dernier, n'a pas été suffisante pour sauver la petite station familiale. 

Par AP

Cela prenait la forme d'une belle histoire. Le maire de Chateau-Bernard n'aura pourtant pas le droit à la fin dont il rêvait. Très inquiet pour l'avenir de sa station, Jacques Postoly avait lancé une cagnotte en novembre. Un succès : l'appel aux dons a permis de récolter 26 575 euros, au-delà des 25 000 espérés, pour sauver le Col de l'Arzelier.

 


Insuffisant pourtant... Car depuis, l'avenir s'est à nouveau assombri sur le col isérois. Deux "actes de malveillance" auraient mis un terme à tout espoir d'ouverture cet hiver, selon le maire. La dameuse et le télésiège ont été victimes de dégradations à la mi-décembre, pour lesquelles des plaintes ont été déposées. Impossible pour la commune d'assumer les 13 000 euros de coûts. Le conseil municipal a voté, ce jeudi 20 décembre, la "fermeture définitive en tant que régie communale", deux jours avant la saison hivernale.


A la mine déconfite du maire, d'autres répondent par un soulagement, désireux de tourner la page. La station grève le budget de la commune. Ces dernières années, il était devenu difficile de faire fonctionner ce petit repère familial du Vercors, situé à moins de 1200 mètres d'altitude.
 

Des réflexions pour la suite déjà en cours 


Côté commerçants, le réveil est forcément morose. Loin d'abandonner, le maire annonce un groupe de travail pour imaginer l'avenir, malgré tout. Sans en dévoiler les contours, il souffle déjà qu'un groupe de trois personnes a déposé un projet. 

Pour la cagnotte, Jacques Postoly prévoit de contacter chaque donateur (277 tout de même) pour décider de son utilisation : un remboursement ou une aide à l'éventuelle réouverture à la fin du printemps ? Il semble en tout cas que cette fin malheureuse ne soit encore qu'un chapitre de l'histoire du col de l'Arzelier. 


Voir le reportage de Florine Ebbhah, Grégory Lespinasse et Philippe Caillat​​​​​​​

Intervenant :
Jacques Postoly, maire de Chateau-Bernard
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