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Massif des Ecrins. Le récit de la CRS Alpes Grenoble, à la recherche du randonneur ...retrouvé mort dans une crevasse

© CRS Alpes Grenoble
© CRS Alpes Grenoble

Cette opération dans le Massif des Ecrins restera sans doute l'une des plus marquantes de cet été, pour la CRS Alpes, partie dimanche dernier 2 septembre à la recherche d'un randonneur sur le secteur du Glacier du Gioberney. Ils l'ont retrouvé mort, au fond d'une crevasse. Voici leur récit.

Par I.G

C'était la fin de l'après-midi, ce dimanche 2 septembre, quand la Permanence CRS Alpes Grenoble reçoit un appel de la gardienne du Refuge de la Pilatte, inquiète qu'un de ses clients ne soit pas rentré de sa course. Il était parti faire la voie Normale du Gioberney, et avait bien l'intention de revenir : ses affaires étaient toujours au refuge.

Sur sa page facebook, la CRS Alpes raconte "Les Dragons 38/1-38/2 étaient en vol pour d’autres secours, le poste se met aussitôt à la recherche de témoins et recueille des informations précieuses sur le secteur où ils doivent orienter les recherches, sur le Glacier du Gioberney."

Mais la reconnaissance aérienne à bord de Dragon38/2 tourne court à cause d’une météo capricieuse. Une caravane de 2 secouristes se fait déposer au pied du glacier.

"Ils graviront de nuit dans un brouillard à couper au couteau et une légère chute de neige, le glacier puis le sommet du Gioberneys et de la pointe Richardson. C’est en redescendant que des traces récentes de crampons seront repérées".

En suivant cette piste les secouristes découvrent vers 1heure du matin un pont de neige effondré : l’alpiniste git 25 mètres plus bas, au fond d'une crevasse. 

C'est de nuit, à la lumière de frontales, que les sauveteurs installent "une corde de rappel sur piolet enfoui dans la neige": l'homme, âgé de 60 ans, est mort. 

Impossible d'engager à cette heure quoi que ce soit d'autre : "Trempée en intégralité après un aller retour dans la crevasse, la caravane décide de redescendre le glacier crevassé en perçant quelques ponts de neige au passage, pour arriver à 2h du matin au refuge de la Pilatte."
 


Une opération d'extraction délicate

Dès 7h le lendemain matin, en coordination "avec le poste de l’Alpe d’Huez de la Bérarde et de Grenoble, il a fallu acheminer sur place du matériel spécifique d’évacuation (potence, treuil, burineur, déglaçant) et du renfort secouriste, poser une main courante en surface pour sécuriser le glacier".

"Un secouriste équipé d’une combinaison de spéléologie et d’un éclairage puissant, pendu au bout de la corde du treuil, a eu moultes difficultés avant de parvenir à à accrocher le corps du malheureux".
 

Le démontage du chantier, rythmé par les allers retours de Dragon 38.1, n'a pu être achevé ce lundi qu'en fin d'après-midi.

Sur leur page Facebook, les sauveteurs ont tenu à remercier les équipages des Dragons et Mathilde, la gardienne du refuge de la Pilatte.

Ils renouvellent leurs conseils de prudence ""Si nous pouvons retenir quelque chose de ce malheureux secours sans donner de leçon. C'est que GLACIER=ENCORDEMENT"

L'alpiniste, originaire de la région parisienne, était parti seul, alors qu'en cette saison, même si l'itinéraire n'est pas réputé particulièrement difficile, le secteur du glacier est très crevassé.

 

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