Patinage. Le couple Papakakis-Cizeron dévoile son programme pour les JO à Villard-de-Lans, en Isère

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron à l’entrainement le 26 septembre 2017 à Lyon / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron à l’entrainement le 26 septembre 2017 à Lyon / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

A quatre mois des Jeux de PyeongChang, les danseurs sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron dévoilent les programmes qui vont accompagner leur saison olympique. Et cette année encore, ils ont choisi les Masters de Villard-de-Lans du 28 au 30 septembre 2017 pour lancer leur saison.

Par France 3 Alpes avec AFP

L'enjeu de leur hiver : redevenir les patrons de la danse sur glace.

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont, pour cela, soigné les programmes qui vont accompagner leur saison olympique.

Des programmes qu’ils présentent pour la première fois à l’occasion des Masters de Villard-de-Lans ce week-end.

Retour au classique pour la musique


L'hiver dernier, leur choix audacieux d'une musique contemporaine inhabituelle pour la discipline avait bousculé les codes.

Cette année, Papadakis et Cizeron (22 ans) ont opté pour un classique du patinage pour leur programme libre : Beethoven et sa sonate au Clair de lune, jouée au piano.

"On voulait revenir sur une musique plus classique, un thème plus connu que les années précédentes, tout en gardant le bagage contemporain qu'on a exploré", explique Papadaki.

"Il y a moins de risques dans la musique, c'est vrai", convient la patineuse. "On se dit que ça ne valait pas forcément le coup une année olympique."

Plus facile à digérer


"On a choisi quelque chose qui est peut-être plus facile à digérer par tout le monde dès la première fois qu'on le regarde", enchaîne Cizeron.

"C'est surtout une histoire de timing" développe-t-il. "L'année dernière, le programme est arrivé à maturation à peu près en janvier. C'est trop tard pour une année olympique."

Pas question cependant d'abandonner l'approche moderne qui fait leur singularité et leur succès.

Une chorégraphie audacieuse


"La seule chose moins moderne, c'est la musique. Au niveau de la chorégraphie, des éléments, du contenu, on cherche toujours à innover", résume Papadakis.

"On essaie de rester sur notre lancée, d'aller plus loin dans l'interprétation, vers une gestuelle plus moderne", détaille Cizeron.

Les premiers à les voir patiner sur cette sonate de Beethoven seront les spectateurs du Masters, traditionnelle compétition nationale de début de saison, samedi.

Ce vendredi, les doubles champions du monde (2014 et 2015) auront étrenné leur danse courte, aux rythmes latinos imposés, qui leur a donné du fil à retordre.

"On a cherché longtemps, on a beaucoup changé d'avis", raconte Papadakis. "C'était des heures d'écoute intensive, beaucoup de prise de tête", complète Cizeron.

Leur objectif : revenir les patrons de la glace.

Eux qui avaient déboulé au sommet à même pas vingt ans, mais sont tombés sur un os avec le retour à la compétition des champions olympiques 2010 Tessa Virtue et Scott Moir la saison passée.

S'ils ont coiffé une troisième couronne européenne, les Français ont dû se contenter de l'argent mondial derrière le duo canadien.





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