Polémique autour des alternatives au Tunnel du Chambon

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L'avenir du tunnel du Chambon étant suspendu au comportement de la montagne qui le porte, les politiques tentent de trouver des solutions pour relier de nouveau les départements de l'Isère et des Hautes-Alpes. L'idée de transformer un chemin forestier en route ne semble pas faire l'unanimité.  

Une réunion de crise s’est tenue, ce lundi 6 juillet, en mairie de l'Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes) pour évoquer la problématique du tunnel du Chambon et, plus largement, de la RD1091 coupée depuis avril. A l'issue de cette rencontre, le préfet des Hautes-Alpes Pierre Besnard aurait mis en doute la pertinence de la route alternative en rive gauche du lac du Chambon. "Il faut arrêter de faire des fausses promesses. Construire une route en rive opposée par exemple: c'est impossible à cause des couloirs d'avalanches", aurait-il déclaré. 

Au Conseil départemental de l'Isère, on a cru s'étrangler! Le président de l'Assemblée, Jean-Pierre Barbier, défenseur de cette idée, s'est dit "très surpris de cette intervention". 

Pour lui, la transformation d'un chemin forestier en petite route, c'est "la seule solution possible". Il dit défendre un projet qui va "offrir à court terme (automne 2015) une alternative pour les populations locales". Il ajoute: "à plus long terme, ce sera une solution de secours en cas de nouvel événement sur la RD1091 ou de nécessité durant les travaux du tunnel."

Pour ce faire, le Conseil départemental de l'Isère a dégagé une enveloppe de 5 millions d’euros, qui s'ajoute aux 1,8 millions d'euros déjà votés pour financer les travaux du tunnel. 

Jean-Pierre Barbier rappelle toutefois que "cette piste n'a pas vocation à être une véritable route capable d’accueillir tout le trafic de la RD1091 en rive gauche du lac. Les travaux à réaliser seraient en effet colossaux, les conditions d'exploitation seraient plus précaires que sur le tracé actuel (risques de fermeture fréquents)."

La piste que le Département de l'Isère va réaliser ne comportera qu'une voie de circulation complétée par des zones de croisement, mais elle sera faite pour supporter un trafic local avec circulation de véhicules allant jusqu’à 19 tonnes.