VIDEO. Dans la vallée de la Romanche, les centrales EDF désaffectées vont disparaître, la nature va reprendre ses droits

Un an après la mise en service de la gigantesque centrale hydroélectrique souterraine de Gavet en Isère, EDF lance son chantier de "renaturation" de la vallée de la Romanche. Cinq barrages et trois centrales datant du début du XXè siècle vont disparaître du paysage.

Un an après l’inauguration et la mise en service de la nouvelle centrale hydroélectrique de Gavet, qui augmente de 40% la production d’énergie propre et renouvelable issue de la Romanche, les projets de déconstruction des anciennes usines et de "renaturation" de la vallée débutent. EDF s’est engagé à restaurer à l’état naturel 4 hectares terrestres et 1 hectare de zone aquatique pour redonner à cette vallée au passé industriel fort, un nouveau visage.

Les travaux ont débuté

Les pelleteuses sont déjà à l’œuvre. Elles ont commencé la démolition des ouvrages hydroélectriques désaffectés. Maçonnerie, conduites, vannes, prises d'eau... tout sera recyclé. "On va trier minutieusement tous les matériaux déconstruits, valoriser l’acier, et tous les matériaux inertes sont réemployés sur site pour du remblaiement" explique Bastien Bourdon, chef de projet EDF.

Cinq barrages et trois centrales vont être détruits. Ils s'agit des barrages de l’Infernet, des Roberts, de Rioupéroux, des Clavaux, de Pierre-Eybesse ainsi que les centrales des Roberts, des Clavaux et de Pierre-Eybesse. Cest travaux devraient se terminer fin 2023.

La vallée de la Romanche conservera un peu de son patrimoine industriel. La centrale des Vernes, datant de 1918 et classée monument historique sera notamment conservée. Le bâtiment appartient à l'État, sa gestion a été confiée à la Communauté de Communes de l’Oisans. Des réflexions sont en cours entre différents acteurs locaux pour l’intégrer dans un projet touristique et culturel.

 

Un nouveau visage pour la vallée...

La déconstruction des centrales et barrages va profondément modifier les paysages de la vallée. A l’issue du projet, 5 hectares d’espaces vont être retrouvés : 4 hectares de terrain (après la déconstruction des bâtiments des centrales, des conduites forcées et des canaux) et 1 hectare en rivière (après la déconstruction des barrages, des prises d’eau et des seuils). Les sites feront l'objet d'une renaturation dans le respect du label "végétal local". "Cela consiste à ensemencer avec des graines collectées dans l’environnement local et installer des arbustes sur les berges pour les stabiliser" précise Xavier Hervé, directeur environnement et territoires EDF.

et de nouveaux usages ?

La Communauté de Communes de l’Oisans se réjouit déjà des nouvelles opportunités qui s'offriront pour développer des projets susceptibles de renforcer l'attractivité de la vallée. Parmi les perspectives évoquées, la création d’une voie verte. "Notre objectif ultime est de traverser l’Oisans et rejoindre Grenoble" souligne Pierre Gandit, vice-président communauté de communes de l'Oisans.

>> Revoir ci-dessous le sujet de Xavier Schmitt et Didier Albrand diffusé sur France 3 Alpes le 7 octobre 2021

 

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