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"J'ai une super famille, des supers amis, et c'est aussi grâce à eux qu'on arrive jusque-là", Marion Rolland

Marion Rolland a réussi dimanche 10 février à Schladming la plus belle descente de sa carrière, devenant à 30 ans championne du monde après bien des chutes et doutes, et surtout une cruelle désillusion lors des jeux Olympiques de Vancouver qui lui avaient valu bien des moqueries.

Marion Rolland sur le podium
Marion Rolland sur le podium © France 3 Alpes
Vidéo. "Je ne suis pas quelqu'un de très confiant dans la vie de tous les jours", a expliqué la skieuse des Deux Alpes après son sacre, le premier pour une Française dans la discipline-reine depuis 1966.

Tout a très bien et très vite commencé pour Marion avec des débuts sur les skis à 1 an et demi et rapidement des résultats prometteurs. "J'habitais en station, tous mes potes d'école étaient au ski club. Forcément, c'était un peu le passage obligé", rappelle-t-elle.

Elle entre en équipe de France en 1999 puis dispute ses premières Coupes du monde en 2004, sans faire d'éclats, faisant des aller-retours entre la Coupe d'Europe et le circuit mondial. Malgré les blessures et les chutes, Rolland, sous contrat avec les Douanes et passionnée de musique et de cinéma, reste une fonceuse, la faute à "sa famille de sportifs" qui l'a beaucoup inspirée.

Un grand-père champion


"Mon grand-père a fait du vélo il y a quelques années déjà", rappelle-t-elle dans un sourire. Antonin Rolland, âgé de 84 ans, faisait du cyclisme au haut niveau, avec à son palmarès plusieurs étapes sur le Tour de France, et douze jours passés en jaune en 1955, terminé en 5e position. D'un certain côté, une ironie de l'histoire. Lui est rentré dans la légende sur deux roues dans les années 1950 en grimpant les cols, elle a inscrit son nom au panthéon de la discipline reine du ski alpin, grâce à deux planches en dévalant les pentes les plus marquées sur la planète dans les années 2000.

Un demi-siècle d'écart, et pourtant la même envie de marquer l'histoire de son sport et le goût de l'effort. Cette proximité avec le haut niveau l'a amenée vers une vie un peu différente. "On n'est jamais resté devant une console de jeu, on avait une culture où il fallait bouger", explique-t-elle, même si elle avoue qu'elle aurait bien apprécié ces moments de détente.

La famille, son appui


C'est auprès de sa famille qu'elle a oublié la pire désillusion de sa carrière, une chute juste après le départ lors de la descente des JO-2010, dont les vidéos avaient fait le tour du monde, s'attirant les moqueries sur Internet.

"J'ai une super famille, des supers amis, et c'est aussi grâce à eux qu'on arrive jusque-là", assure-t-elle. C'est à sa famille qu'elle a souhaité dédier en partie sa médaille. La simple évocation d'un SMS envoyé par son père le matin de la course a suffi à faire ressortir les émotions les plus profondes chez cette skieuse née à Saint-Martin-d'Hères.

"Ce matin, mon papa m'a envoyé un message en me disant 'Il y a déjà eu l'argent, il y a déjà eu le bronze, il reste un métal à ramener pour l'équipe de France, alors vas-y, c'est ton jour'", a-t-elle précisé, la larme à l'oeil.

La fête aux Deux Alpes
 

Evidemment avec cette victoire, c'était la fête ce dimanche soir aux Deux Alpes où parents et amis s'étaient réunis pour célébrer leur championne.



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