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JO d'hiver 2026: Stockholm à l'épreuve de la méfiance des politiques

© Image d'illustation / © Kirill KUDRYAVTSEV / AFP
© Image d'illustation / © Kirill KUDRYAVTSEV / AFP

A peine déposée, la candidature de Stockholm aux JO d'hiver 2026 apparaît fragilisée par l'interminable attente d'un nouveau gouvernement en Suède et le "non" des édiles locaux à l'organisation de l'événement.

Par AFP

Après le retrait de Calgary en raison d'un refus appuyé de la population lors d'un referendum, seules restent en lice Stockholm et Milan-Cortina d'Ampezzo pour l'Italie.

Les deux comités olympiques candidats ont déposé leur dossier devant le CIO réuni à Tokyo, à la veille de la date limite fixée à vendredi.

 Pour la Suède, qui a accueilli les JO d'été à Stockholm en 1912, il s'agirait des premiers jeux d'hiver.

 Les épreuves se tiendraient sur trois sites: Stockholm, Åre (ouest), pour le ski alpin, et Falun (centre) pour le combiné nordique et le saut à ski. Les organisateurs prévoient également de délocaliser les épreuves de bobsleigh, skeleton et luge à Sigulda (Lettonie). 

  L'un des plus vieux stades olympiques du monde encore utilisé, niché au coeur de Stockholm, pourrait vibrer au rythme du snowboard. Quelques kilomètres plus au nord, la Friends Arena est proposée pour accueillir la cérémonie d'ouverture.

    Pour faire valoir sa candidature, le comité olympique suédois peut compter sur le soutien de 39 sportifs "ambassadeurs", dont la fondeuse Charlotte Kalla, triple médaillée olympique et double championne du monde, et Carolina Klüft, médaillée olympique et mondiale en heptathlon.

    
    Face à Milan-Cortina, la candidature de la ville scandinave, soutenue par 49% des Stockholmois selon un sondage du Comité international olympique (CIO) publié en octobre, se veut vertueuse: un budget modique de 13,1 milliards de couronnes (1,2 milliard d'euros), financé à hauteur de 9 milliards par le CIO, le reste par des fonds privés, et la construction d'infrastructures limitée.

    "Nous voulons les jeux les plus "durables jamais organisés", assure  Richard Brisius, responsable de la campagne Stockholm-2026.

    L'argument ne fait pas mouche auprès du Conseil municipal de la ville installé depuis septembre, qui a refusé d'apporter son soutien, la coalition de centre-droit et les Verts disant craindre de devoir mettre la main à la poche.

    "Nous ne fermons pas la porte pour accueillir les JO, mais nous ne pouvons pas évaluer s'il nous est possible de les accueillir en 2026 (...) Le point de départ pour nous tous a été de s'assurer que les Jeux ne seront pas financés par l'argent du contribuable", déclarait en octobre Karin Ernlund, adjointe aux Sports.

   La porte-parole de Mme Ernlund, Vendela Rundberg, a assuré que la "position antérieure (de la municipalité) rest(ait) la même" - sans fournir plus de détails. Selon les médias suédois, la ville n'a toujours pas complètement exclu de participer.

    Malentendu entre les élus locaux et le SOK ou réelle aversion à organiser les JO? Richard Brisius reconnaît qu'il est difficile de se passer d'un tel soutien.
    "Pour être un projet solide comme nous le voulons, pour soutenir tout ce que nous voulons réaliser, pour faire les jeux les plus "durables", pour travailler ensemble sur tout le territoire suédois (...) bien sûr oui nous voulons avoir Stockholm à nos côtés", détaille le directeur de campagne.

    En 2014, Stockholm avait dû abandonner sa candidature aux JO-2022 après le veto de la ville invoquant là aussi la question du coût.

    " Gouvernement hors-piste "

    Le gouvernement suédois doit également s'engager à apporter une garantie économique pour la sécurité des épreuves.  Une caution encore hypothétique alors que le pays se cherche une majorité depuis les élections législatives de septembre.

  Le directeur exécutif du CIO, Christophe Dubi, a cependant déclaré aux médias locaux que face à des "situations exceptionnelles, nous pouvons être exceptionnellement flexibles, il n'y a aucune raison d'arrêter l'ensemble de ce projet à moins que la garantie ne puisse être mise en place".

  En théorie, les garanties du gouvernement devaient être fournies au CIO le 11 janvier, avec le dernier cahier des charges. 

  "S'il n'y a pas de gouvernement, nous continuons avec tout le reste, soit 98,5% du travail" déjà fait, a t-il ajouté. La ville hôte doit être annoncée en juin à Lausanne.
    
    

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