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D'ici 2020, il faudra diminuer de 10% le tonnage des ordures ménagères produites en France selon "la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte". Promulguée en août 2015, elle a pour ambition de faire baisser la facture énergétique du pays (70 milliards d'euros) en luttant, par exemple, contre les gaspillages et en assurant la promotion de l'économie circulaire avec, comme levier essentiel, la prévention et la gestion des déchets.


 

Chaque année, un Auvergnat produit en moyenne 540 kilogrammes de déchets. Multiplié par le nombre d’habitant dans la région (1 335 938 au 1er janvier 2016, source INSEE), on tombe sur le chiffre faramineux de 721 406 tonnes à traiter.


La gestion du contenu du nos poubelles est une activité économique qui ne manque pas d’avenir mais de ressources technologiques. Si on recycle 25% des déchets, si on en composte 13% et en brûle 11%, on arrive tout juste à la moitié de la production. Que devient le reste ? Il termine en décharge, en attendant qu’on trouve de nouveaux procédés pour en faire une matière première.

 

L'enfouissement, l'ultime solution

Le centre d'enfouissement technique de Puy Long, dans la banlieue de Clermont-Ferrand, existe depuis 1947. Avec la mise en service de l'incinérateur par Vernéa, à ses pieds, sa capacité de stockage est tombée à 65 000 tonnes par an. Depuis mars 2007, les chargements comportant plus de 50 % de matériaux valorisables sont refusés et les rechargements sont alors soumis à une pénalité. (source Syndicat du Bois de l'Aumone - http://www.sba63.fr/spip.php?article24)
Le centre d'enfouissement technique de Puy Long, dans la banlieue de Clermont-Ferrand, existe depuis 1947. Avec la mise en service de l'incinérateur par Vernéa, à ses pieds, sa capacité de stockage est tombée à 65 000 tonnes par an. Depuis mars 2007, les chargements comportant plus de 50 % de matériaux valorisables sont refusés et les rechargements sont alors soumis à une pénalité. (source Syndicat du Bois de l'Aumone - http://www.sba63.fr/spip.php?article24) / © MaxPPP
Le centre d'enfouissement technique de Puy Long, dans la banlieue de Clermont-Ferrand, existe depuis 1947. Avec la mise en service de l'incinérateur par Vernéa, à ses pieds, sa capacité de stockage est tombée à 65 000 tonnes par an. Depuis mars 2007, les chargements comportant plus de 50 % de matériaux valorisables sont refusés et les rechargements sont alors soumis à une pénalité. (source Syndicat du Bois de l'Aumone - http://www.sba63.fr/spip.php?article24) / © MaxPPP

 

L’enfouissement représente le dernier recours quand les déchets ne sont plus valorisables. A Chézy, dans l'Allier, le centre d'enfouissement technique existe depuis 40 ans. Chaque année, on y enterre 25 000 tonnes de déchets ultimes issus de 64 communes soit le produit de 85 000 habitants. Mais on ne peut pas stocker sans limite et en mars 2018, l’ISDND (installation de stockage de déchets non dangereux) sera définitivement fermé. Les 5 immenses alvéoles, d'une surface totale de 24 hectares, ne seront plus que des collines dans le paysage.
 


Depuis l'été 2015, ce ne sont plus les Conseils départementaux mais les Conseils régionaux qui sont en charge de l’élaboration des plan de prévention et gestion des déchets. Le SICTOM Nord Allier espère une vision différente du problème avec ce transfert de compétence, conséquence de la réforme territoriale. 

 

Quand les entreprises du bâtiment cherchent à limiter les déchets pour maîtriser leur coût

La loi sur la transition énergétique pour la croissance verte prévoit de réduire les quantités de déchets d’activités économiques, notamment celles du secteur du bâtiment et des travaux publics. En Haute-Loire, par exemple, le volume de déchets issus du BTP est estimé à 170 000 tonnes annuelles.
 
Plâtrier-décorateur, à la tête d’une entreprise de six salariés, Thierry Grimaldi a toujours un œil sur ses comptes, surtout lorsqu’il faut passer à la caisse de la mise en déchetterie. L'élimination des gravats et des déchets lui coûte 2 % de son chiffre d'affaires, pas négligeable. « Quand vous avez 5 000, 6 000, 7000 euros au compte de résultats, ça fait réfléchir à comment mieux les traiter, comment perdre moins de temps », explique-t-il. Face à « un poste qui pèse », lui comme d’autres ont trouvé un moyen d’alléger la facture en « refilant la patate chaude ». Ainsi, parfois, on laisse la peinture aux clients pour « les retouches » car le dépôt en déchetterie sera gratuit pour eux.

 

Enquêtes de Régions "Le défi des déchets en Auvergne" - Le REPLAY de l'émission


EDR- REPLAY Le défi des déchets en Auvergne