Loire: un homme décède après avoir été piqué par une guêpe

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Selon les pompiers de la Loire, ce jeudi 23 juillet, un homme âgé de 52 ans effectuait des travaux chez lui et a été piqué par une guêpe au cou. Il semble qu'il est fait une réaction allergique. A l’arrivée des secours, il était en arrêt cardio-respiratoire, il est décédé sur place.

Par Isabelle Gonzalez

Attention aux piqûres de guêpes
En général, les guêpes ne piquent que si elles se sentent menacées. Eloignez-vous doucement, ne faites pas de gestes brusques, et vous éviterez souvent la piqûre.» Deux conseils cependant:
- n'approchez pas leur nid de trop près
- réprimez vos gestes de défense instinctifs"  car la piqûre peut tuer, mais le plus souvent, elle ne fait que très mal. La douleur est due à la quantité de venin injecté, plus qu'à la perforation de la peau par l'aiguillon. La guêpe, à l'inverse de l'abeille, peut piquer plusieurs fois d'affilée, car elle ne perd pas son aiguillon (qui se rétracte, à l'arrière de l'abdomen), elle ne meurt pas non plus.
Consommatrices de sucre, «les guêpes sont attirées par les fruits mûrs. Parfois même, elles s'y engouffrent; il faut donc faire attention en croquant une belle prune: s'il y a une guêpe dedans, elle pique à coup sûr. Et à ces endroits, la réaction physiologique est très grave».
Lorsque la guêpe pique au cou ou dans la bouche, c'est l'occlusion, partielle ou pas, de la trachée par le gonflement des vaisseaux du cou. Le venin est composé d'un mélange d'enzymes toxiques, de protéines et d'acides aminés. L'un de ces acides, l'histamine, est responsable du déclenchement de la réaction allergique. Normalement, la piqûre de la guêpe provoque tout au plus une inflammation et un gonflement de la peau de la région piquée. L'allergie sévère au venin d'insectes est, en général, acquise de façon graduelle. Des piqûres isolées, mais répétées, sensibilisent le sujet. Par la suite, une seule piqûre suffit pour que le système immunitaire déclenche cette réaction hypersensible pouvant aller dans les pires cas (choc anaphylactique) jusqu'à la mort. Les personnes vulnérables peuvent porter avec elles une seringue chargée d'adrénaline, qu'elles s'injectent en cas de piqûres et qui empêche le blocage des voie aériennes. Le temps d'atteindre l'hôpital.

En été les guêpes menacent
Chaque été, les guêpes tuent en France. Elles ne sont pas pour autant nuisibles car «Une guêpe de moins, c'est 1 000 mouches et 1 000 chenilles de plus dans l'environnement, explique les spécialistes.
Pas question donc de s'attaquer à ce «chasse-insectes» et de briser les équilibres écologiques qu'il contribue à maintenir depuis 100 millions d'années. Mais la guêpe n'a pas bonne presse. 
Contrairement aux sociétés d'abeilles et de fourmis qui peuvent vivre respectivement cinq et vingt ans, les guêpes naissent, vivent et meurent dans la même année. Début avril, une jeune reine, sortant d'hibernation, fonde une colonie. Elle établit le premier rayon d'un nid dans lequel elle dépose ses premières larves, qui deviennent sa première génération d'ouvrières (femelles stériles). En septembre, cette reine engendre une génération sexuée, à l'intérieur de laquelle mâles et femelles s'accouplent, puis c'est la fin. Reine et mâles meurent; seules survivent les femelles fécondées qui deviendront reines au printemps.
On trouve une douzaine d'espèces de guêpes en France. Jaunes et noires et sans poils sur l'abdomen, elles se distinguent des abeilles, qui tendent vers le roux et arborent, comme les bourdons, de longs poils leur faisant comme une espèce de fourrure. 




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