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La fin de l'asile de nuit du père Riffard

© France 3 Rhône-Alpes
© France 3 Rhône-Alpes

La préfecture et le procureur ont signifié à l'évêché que l'asile de nuit du père Riffard ne devait plus se tenir à partir de mardi soir. L'annonce a été faite aux fidèles de la messe dominicale.

Par Daniel Pajonk

C'est à compter de ce mardi que la décision du préfet et du procureur prend effet, nous apprend notre consoeur France Bleu Saint-Etienne Loire. Aucun demandeur d'asile ne pourra plus dormir dans l'église Sainte-Claire de Montreynaud. C'est dans  cette église de ce quartier périphérique de Saint-Etienne que le père Riffard accueille quelque quatre-vingt personnes chaque soir. Il en a fait l'annonce à la messe dominicale. Les responsables de l'évêché auraient été prévenus oralement par les services de la préfecture et du parquet. 

L'association Anticyclone, qui gérait le centre d'hébergement d'urgence a été fermé. C'est pourquoi le père Riffard a ouvert les portes de l'église.  " Ce centre d'hébergement d'urgence a des dispositifs de sécurité mais pas de porte coupe-feu comme on nous le reproche, entre autres. Nous plaçons le droit à ne pas dormir dehors au-dessus du code de la construction", plaide le père Riffard. 

De l'asile à l'accueil de jour


Le procureur de la République à Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld, a confirmé être à l'initiative de cette injonction, pour "faire cesser une infraction qui dure déjà depuis trop longtemps". Ce que demandent les autorités ? Que les demandeurs d'asile ne dorment plus sur place. En revanche, les demandeurs d'asile pourraient rester dans la journée dans l'Église.  En cas de non respect de ces dispositions, les locaux seront fermés, a prévenu le préfet. 

Dans un premier temps, le père Riffard essaie de trouver des solutions : D'après lui, sur les quelque 70 personnes qui dorment actuellement dans une salle de l'église, pour l'essentiel de jeunes hommes originaires d'Afrique
de l'Ouest, une trentaine auront un logement proposé par la préfecture et quinze autres une place à l'asile de nuit de la ville. Une trentaine de personnes, dont des déboutés du droit d'asile, resteront sans solution d'accueil. 

Les explications de Aude Henry : 

Demandeurs d'asile



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