La Talaudière (Loire) : une surveillante de prison agressée par un détenu

Une surveillante de la prison de La Talaudière (Loire) a été violemment agressée par un détenu ce mardi 13 avril. C'est un nouvel incident dans cet établissement pénitentiaire sous tension depuis plusieurs semaines.

L'agression s'est produite dans un établissement sous tension depuis plusieurs semaines.
L'agression s'est produite dans un établissement sous tension depuis plusieurs semaines. © France Télévisions

Une surveillante du centre pénitentiaire de La Talaudière (Loire) a été agressée dans la matinée du 13 avril par un détenu, indique le parquet de Saint-Etienne. L'homme, d'une trentaine d'années, a été placé en garde à vue.

La victime, âgée de 53 ans, a été conduite au CHU. Elle est sortie dans la journée et a été entendue par le service de police en charge de l'enquête ordonnée par le parquet de Saint-Etienne. Le service de médecine légale établira la durée de son Interruption Temporaire de Travail. Stéphane Scotto, le directeur interrégional des services pénitentiaires de Lyon, s'est rendu sur place.

"Le détenu lui a jeté de la javel à la figure, puis lui a porté un coup de poing à la figure, avant de lui enfoncer les doigts dans les yeux et d'essayer de la mordre au cou, tout comme il a mordu un de nos collègues à un mollet", raconte de son côté Jean-Luc Perrot, représentant du syndicat Ufap-Unsa du centre pénitentiaire. Plusieurs autres surveillants venus secourir leur collègue agressée étaient, selon lui, susceptibles d'avoir été légèrement blessés au cours de leur intervention.

Le 3 avril, plusieurs dizaines de détenus avaient refusé de quitter la cour de promenade et de réintégrer leur cellule. Ils réclamaient notamment "plus de consoles de jeux, la suppression des plexiglass au parloir et davantage de nourriture à la cantine", a précisé la même source. "Dans ce contexte de tension, l'équipe du matin a refusé de prendre son service", a ajouté le représentant syndical, soulignant que deux sections de l'Equipe Régionale d'Intervention et de Sécurité (Eris) ont été envoyées en renfort. Selon Jean-Luc Perrot, l'administration pénitentiaire a accepté de transférer prochainement dans d'autres prisons plusieurs détenus dont le comportement pose problème, comme elle l'a déjà fait ces derniers jours après la rébellion du 3 avril.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
prison justice société