AS Saint-Etienne : Carvalho renvoyé en correctionnelle pour recel le 14 septembre

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L'entrepreneur Adao Carvalho, co-actionnaire d'une société détenant 44% du capital de l'ASSE, est renvoyé devant le tribunal correctionnel de la préfecture de la Loire le 14 septembre pour "recel d'abus de biens sociaux et tentative de blanchiment", a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Par AFP

Le Portugais de 56 ans s'était associé en 2004 au sein de la société Croissance Foot avec Roland Romeyer, actuel président du directoire du club, Le parquet de Saint-Étienne avait ouvert il y a un an une enquête préliminaire visant M. Carvalho, qui détient indirectement 22% du capital de l'ASSE.

Le reste de l'actionnariat du club, qui a bien débuté le championnat avec trois victoires lors des trois premières journées, est détenu par Cesse Foot (44%), la société du président du conseil de surveillance Bernard Caïazzo, et par l'association ASSE (12%). Les relations au sein de Croissance Foot se sont dégradées de longue date au gré des ennuis judiciaires d'Adao Carvalho.

En juin 2014, le tribunal correctionnel de Lyon l'avait condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis, 200.000 euros d'amende et une interdiction définitive d'exercer, pour abus de biens sociaux et travail dissimulé dans des sociétés de BTP. La fraude à l'Urssaf imputée au chef d'entreprise s'était étalée sur plusieurs années.
Or, en 2004, M. Carvalho avait acquis indirectement des parts dans l'ASSE pour 1,25 million d'euros via une société luxembourgeoise. Pour la justice, cet argent a une origine frauduleuse et elle avait donc fait saisir ces parts l'an dernier.

Dans le cadre de la première procédure instruite à Lyon, les avoirs de M. Carvalho avaient simplement été gelés et il dit avoir recouvré 22% du capital de l'ASSE en son nom propre depuis la liquidation de la société luxembourgeoise qui portait sa participation dans Croissance Foot. Cet aspect fait l'objet d'un litige entre M. Carvalho et M. Romeyer devant le tribunal de commerce de Saint-Étienne qui, le 29 juin dernier, a décidé de surseoir à statuer "jusqu'à l'issue définitive de la procédure pénale en cours".

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