L'homme qui a écrasé un piéton à Saint-Etienne mis en examen pour meurtre et placé en détention provisoire

Ville de Saint-Etienne, Loire (42) / © C. Lepoittevin
Ville de Saint-Etienne, Loire (42) / © C. Lepoittevin

Un homme d'une trentaine d'années, a été placé en détention provisoire ce samedi 8 février après sa mise en examen pour meurtre et tentative de meurtre. Il avait percuté 48h auparavant, trois personnes à Saint-Etienne, tuant un jeune homme de 24 ans après lui avoir roulé dessus.

Par Aude Henry

Meurtre et tentative de meurtre, ce sont les deux qualifications de mise en examen retenues ce samedi 8 février 2020 par le Parquet de Saint-Etienne et le juge d'instruction en charge de l'affaire, à l'encontre d'un homme d'une trentaine d'années.
L'individu a été interpellé dans la soirée du 6 février, après avoir percuté trois piétons à Saint-Etienne, dans la Loire.

Quels sont les faits ?

Selon le Parquet, l'individu, sans antécédent judiciaire, quitte son domicile jeudi 6 février aux alentours de 18 heures. Il est en voiture, et a une première altercation au niveau de la place Raspail. Il repart, fait un tour en voiture, et revient sur les lieux.
Un deuxième incident vire à la bagarre. A la suite de quoi, l'homme fonce une première fois avec sa voiture en direction du groupe, monte sur le trottoir, percute et blesse deux personnes.
Qualification : tentative de meurtre.

Ensuite, il fait demi-tour. Revient en direction du groupe, percute une troisième personne, un jeune homme de 24 ans qu'il tue en faisant marche arrière pour lui rouler dessus.
Qualification : meurtre.

En détention provisoire à Corbas, pour une possible prise en charge médicale psychiatrique


Après avoir été présenté au juge de la détention et des libertés, l'homme a été placé en détention provisoire à la prison de Corbas, dans la Métropole de Lyon. Pourquoi à Corbas ? Parce qu'une unité médicale y est intégrée, mieux équipée qu'à Saint-Etienne, pour un maintien en hospitalisation au sein même du centre pénitentiaire.

L'auteur présumé de ces faits bénéficie d'une allocation pour handicapés, liée à son état de santé psychiatrique. Le 6 février, lorsqu'il a pris le volant, il avait bu. "Une prise d'alcool plus qu'incompatible avec son traitement" nous a précisé le Parquet de Saint-Etienne.




 

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