Saint-Martin-la-Plaine (Loire) : le parc zoologique appelle au soutien pour les animaux d'Australie

Le Parc zoologique de Saint-Martin-la-Plaine a affiché son soutien sur les réseaux sociaux pour une faune australienne en grand danger face aux incendies qui ravagent le pays depuis septembre 2019. Il incite aux dons pour les associations australiennes d'aide aux animaux.
 
En 2 jours à peine, le message recense déjà près de 2 millions de vues sur internet. Un post à travers lequel le Parc Zoologique de Saint-Martin-la-Plaine (Loire) dresse le triste constat d’une situation devenue incontrôlable : de graves incendies ravagent en effet le pays depuis le mois de septembre 2019. Une surface grande comme 2 fois la Belgique serait depuis partie en fumée, soit 5,5 millions d'hectares.
 

1,25 milliards d'animaux ont péri

A l’aide d’une série de graphiques et de chiffres éloquents, le parc rappelle ce qui fait la particularité et la richesse de la faune et de la flore australiennes. De nombreuses espèces pour la plupart endémiques :
Une étude publiée ce mardi 7 janvier par Libération, menée conjointement par le WWF et un chercheur de l'université de Sydney, évalue à 1,25 milliard le nombre de mammifères, oiseaux, reptiles, batraciens et chauve-souris ayant péri dans les flammes à travers le pays. Un bilan qui risque malheureusement de s’alourdir.
 

Un état d'urgence à l'échelle de la planète

Face à la distance et avec un grand sentiment d’impuissance, le parc souhaite agir avec le peu de moyens dont il dispose en sensibilisant la population à la catastrophe australienne, mais aussi en l’incitant à faire des dons en ligne auprès d’associations et d'organismes australiens pour la protection des animaux. Chacune spécialisée dans les soins prodigués aux koalas, d’autres aux kangourous, ou bien les oiseaux.

Sur le site de Saint-Martin la Plaine, 5 espèces australiennes sont abritées : le wallabie proche cousin du kangourou, l’émeu similaire à l’autruche, le python tacheté, l’agame barbu (pogona) de la famille des lézards ou encore la perruche ondulée. Ces espèces sont souvent protégées car menacées dans leur habitat.
 

Le parc évoque enfin un besoin d’action urgente et une prise de conscience nécessaire pour endiguer le phénomène de réchauffement climatique de plus en plus visible : « Devant cette (énième) catastrophe écologique qui aura des répercussions planétaires (les fumées toxiques ont déjà atteint la Nouvelle-Zélande, à plus de 1500 km...), il est impératif que les gouvernements s'emploient à faire de l'écologie le sujet n°1 avant que cette planète ne soit irrémédiablement vidée de toute vie... »
 

L’équipe du parc zoologique entend mettre en place prochainement une cagnotte en ligne à destination des associations et organismes australiens, de quoi leur permettre d'acquérir du matériel de soin, des médicaments ou encore de construire des abris pour animaux le temps de leur convalescence. 
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