Lyon : Marin a quitté l'hôpital pour un centre de rééducation

© Jesoutiensmarin
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Marin, le jeune homme victime d'une violente agression, griévement blessé après avoir pris la défense dun couple d'amoureux qui s'embrassait dans la rue, a quitté l'hopital pour un centre de rééducation. Son entourage donne sur Facebook des nouvelles de son état de santé.          

Par Philippe Bette

Marin a donc quitté l'hopital Wertheimer de Lyon-Bron pour un centre de réeducation en région lyonnaise. Après 57 jours d'hospitalisation. Après une violente agression qui a révulsé l'opinion publique. Marin avait été frappé à la tête à coups de béquilles pour avoir pris la défense d'un couple d'amoureux qui s'embrassait dans la rue dans le quartier de la Part -Dieu. Laissé pour mort, il a pu être sauvé mais il gardera des graves séquelles neurologiques de cette sauvage agression.   

Son entourage a publié dimanche sur Facebook des nouvelles du jeune homme.

"Ça y est : une place s’est libérée et tu es parti en centre de rééducation 15 jours avant la date. C’est allé tellement vite… À peine le temps de ramasser ton mur de photos, de dessins et de fiches conseils, mettre ton casque Mars Attack et réunir tes affaires de toilette, que tu étais déjà dans l’ambulance, destination région lyonnaise…"

Marin entame donc une période de réeducation laborieuse pour réapprendre, autant que se peut , les réflexes de la vie courante. Il a eu toutes les peines du monde à ouvrir son cadeau de Noël. Il a repris un peu de poids après avoir perdu 15 kilos. Il est toujours nourri par sonde gastrique, un dispositif "qui le dérange et qui lui fait mal" mais qu'on lui enlèvera dès que possible.

"Au quotidien, la déglutition c’est acquis ! T’es toujours un bec fin, hein… Avec le couvert dans la main droite, tu gères seul. Par contre, tu nous avais habitué à racler ton assiette très vite pour te resservir ; là c’est à caméra lente…"

Des progrès certes modestes mais qui réconfortent son entourage. La paralysie reste manifestement un sujet d'inquiétude pour Marin qui interprête chaque amélioration comme une conquête .

"Le côté gauche est un peu plus vaillant, tu le stimules sans cesse. Tout comme tu t’autoévalues constamment pour vérifier si tu fais des progrès. Tu clignes des yeux en fixant un point, tu bouges les orteils dans un ordre, puis dans l’autre, au cas où un récalcitrant apparaisse."

Marin se fatigue encore très vite, de l'aveu même de son entourage. Il va lui falloir beaucoup de détermination et de courage pour reprendre le dessus. Ses proches veulent garder espoir, encouragés par de très nombreux témoignages de soutien sur sa page Facebook. Ils travaillent à la création d'une association pour venir en aide à Marin.             






   




 


 
                    

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