Maëlys : “la silhouette filmée dans la voiture n'est pas celle de la fillette” (avocat du suspect)

L'avocat du principal suspect dans la disparition de la petite Maëlys a donné une longue interview à nos confrères de BFMTV ce lundi 4 décembre 2017 en début de soirée. Maître Kakubowicz a reproché au procureur de la République de Grenoble de dire des choses "contraires à la réalité du dossier".

Par YG avec AFP.

Me Alain Jakubowicz, qui défend l'homme suspecté d'avoir enlevé et tué la petite Maëlys fin août en Isère, a lourdement mis en cause, ce lundi 4 décembre 2017, le procureur de Grenoble, Jean-Yves Coquillat, l'accusant d'avoir donné à la presse une chronologie "impossible" de la nuit où a disparu la fillette.

"Lorsque le procureur de la République en personne vient devant la presse dire des choses qui sont objectivement totalement contraires à la réalité du dossier, alors là, je ne peux pas l'accepter", a tonné l'avocat, qui avait gardé le silence jusqu'à présent, sur le plateau de BFMTV.

Selon lui, le cousin de la mère de Maëlys a affirmé à trois reprises devant les enquêteurs qu'il avait vu Maëlys à 3H15 dans la salle de mariage dans la nuit du 26 au 27 août durant laquelle elle a disparu.

"Nous savons avec une quasi-certitude qu'avant 03H30 personne ne s'inquiète de la disparition de Maëlys", or "toute l'accusation du procureur repose sur le postulat selon lequel l'enfant a disparu à 2H45", a dénoncé l'avocat, ajoutant que son client avait quitté la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin à 3H55 cette nuit-là.

Me Jakubowicz conteste également le fait que la silhouette dans la voiture présumée du suspect, filmée par des caméras de vidéo-surveillance de la commune, soit celle de la fillette. "Ce n'est pas vrai qu'on distingue une enfant" sur cet enregistrement qui est une pièce importante de l'accusation, a affirmé Me Jakubowicz.

Selon lui, la forme que l'on distingue sur le siège passager avant du véhicule, présente des cheveux détachés et une forme de col de robe différente de celle que portait la fillette disparue avec, surtout, "un décolleté de femme" et non d'enfant.

"Ce qui s'est produit depuis trois mois, c'est une insulte à la justice, une insulte aux parents de la petite fille" : "On est venu leur expliquer qu'on tenait le coupable", a-t-il conclu.

Son client, un ex-militaire de 34 ans, nie depuis le début toute implication dans la disparition de l'enfant de neuf ans.

Réactions à Pont-de-Beauvoisin

 

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