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Meurtre d'une jeune joggeuse: ouverture du procès en appel d'Anthony Draoui

Lundi matin, Anthony Draoui est resté enfermé dans son monde chaotique à l'ouverture de son procès en appel devant la cour d'assises d'appel du Gard à Nîmes. Il comparaît pour le meurtre d'une joggeuse de 17 ans, Marie-Jeanne Meyer, à Tournon-sur-Rhône le 18 juin 2011.

Le marginal, âgé aujourd'hui de 23 ans, est méconnaissable, ayant perdu quelque 20 kilos depuis sa condamnation en première instance le 3 octobre 2014, devant la cour d'assises de l'Ardèche, à Privas. Il avait alors été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers pour le meurtre de Marie-Jeanne Meyer. Le corps de la jeune lycéenne de 17 ans avait été retrouvé partiellement démembré et calciné au fond d'une fosse recouverte de pierres sur les hauteurs de Tournon/Rhône. Anthony Draoui avait fait appel du premier jugement.

Le jeune homme, incapable d'expliquer pourquoi il avait fait appel, s'est très vite attiré les foudres de la présidente Geneviève Perrin. Voix morne, regard fuyant, nombreux tics, agressivité, il a été plusieurs fois rappelé à l'ordre: "Sortez les mains de vos poches!" Asseyez-vous !" Et lui de rétorquer: "j'ai pas fini de parler !"

L'avocat général François Raffin a demandé que la circonstance aggravante de récidive légale soit appliquée à cet appel, en tenant compte de condamnations à de la prison avec sursis dans l'adolescence. La cour doit trancher durant l'audience, qui doit durer trois jours, sur cette proposition qui rendrait l'accusé passible de la réclusion à perpétuité.

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