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La minute emploi

France 3 Auvergne-Rhône-Alpes vous propose la minute emploi. Des hommes et des femmes racontent comment ils ont trouvé un nouvel emploi, quel chemin ils ou elles ont parcouru.

Menuisier

Dans sa vie d'avant, Loïc Beghelli était directeur d'une boutique dans le prêt-à-porter. Mais après un licenciement économique, il a saisi l'opportunité de donner une nouvelle orientation à sa carrière professionnelle. "J'ai mis les pieds dans un atelier de menuiserie, un jour, et ça m'a rappelé mon enfance", se souvient le petit-fils de menuisier. Une révélation. Impatient de se lancer, Loïc s'est orienté vers une formation en une année en passant un CAP accompagné d'une période de stage d'un mois et demi.

Son profil : reconversion professionnelle

  • CAP en un an à l’Ecole de Production Boisard de Vaulx-en-Velin. Les CAP en 1 an s'adressent en priorité aux titulaires d’un diplôme professionnel (CAP, BEP, BAC, BTS ou DUT). Certains établissements peuvent aussi fixer des modalités spécifiques de recrutement relatives à l'âge ou au niveau scolaire.

Pour plus d'information, renndez-vous sur le site de l'AFABAT.

La minute emploi - menuisier

Créatrice de bijoux

Charlotte est créatrice de bijoux à Lyon. Cette ancienne graphique-designer a fondé sa propre marque "Teresa Lou Atelier". Avant de s'engager dans cette voie, elle était d'abord indépendante, puis salarié. "J'ai souhaité redevenir indépendante car je me sentais bridé dans ma création", explique-t-elle, "j'avais besoin de me retrouver, de développer un projet qui me ressemblait davantage, j'avais envie d'une activité beaucoup plus manuelle". Pour réaliser son rêve, Charlotte a fait une formation en bijouterie dans un atelier lyonnais où elle a pu apprendre des techniques nouvelles comme percer, souder pour parfaire ses bijoux. Ses conseils pour celles et ceux qui voudraient, comme elle, exercer ce métier ? "Je dirais qu'il faut avoir le goût du détail et être très minutieux, être patiente et très persévérante".


Son profil : reconversion professionnelle
La minute emploi : créatrice de bijoux

Assistante maternelle

Patricia est assistante maternelle depuis 1990, elle est installée à Dommartin, dans le Rhône. "Il faut aimer les enfants, avoir de la patience et aussi essayer d'évoluer avec le temps", dit celle qui reconnait ne plus être la même assistante maternelle qu'à ses débuts. "Les enfants ne réagissent pas de la même façon et je voulais comprendre ce qu'il fallait faire et ne pas faire". Pour être assistante maternelle, il n'y a pas besoin d'études, on passe un agrément. Ainsi, 120 heures de formation sont nécessaires pour obtenir le droit de garder des enfants chez soi. "Quand j'ai commencé mon métier, on n'était pas très suivi", se rappelle Patricia avant d'ajouter "si on a un problème avec un enfant, on sait qu'on peut aller s'adresser à la PMI et qu'on sera écouté".

Type : agrément 

Formation gratuite d’une durée totale de 120 heures. Les 80 premières heures de formation sont assurées dans un délai de 6 mois à compter de la réception du dossier complet de demande d'agrément. Ce délai peut être porté à 8 mois dans les départements ayant délivré l'agrément au plus à 100 nouveaux assistants maternels au cours de l'année. Une évaluation des acquis de la formation est menée par les services du département ou un organisme de formation. La validation de la 1re partie de la formation vaut autorisation à accueillir un enfant. Les 40 dernières heures de formation sont assurées dans un délai de 3 ans maximum à compter de l'accueil du premier enfant.
La minute emploi : assistante maternelle

Maraîcher

À 31 ans, Steven se souvient nostalgique de ses jeunes années, quand ses parents l'emmenaient ramasser des fruits. De quoi faire naître chez lui une double vocation pour les arbres, les fruits et les légumes. Aujourd’hui maraîcher et arboriculteur, il travaille dans le plus parfait respect des règles environnementales, si bien que son exploitation est aujourd’hui certifiée”bio”.

Le Brevet Professionnel "Responsable d'Entreprise Agricole" (BP REA) à Ecully axé sur le maraîchage bio.
La minute emploi : maraîcher

Vétérinaire

Vétérinaire rural depuis 40 ans, Eric Février est pourtant originaire de la région Île-de-France. Aujourd’hui, c’est dans le Cantal qu’il exerce son métier passion, fruit de son amour pour les animaux et plus précisément des bovidés. Pourtant, Eric s’inquiète pour la relève qu’il ne voit pas venir.
 
Seuls quatre établissements de l’enseignement supérieur en France forment des vétérinaires :
  • l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort
  • l’Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse
  • l'Ecole Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l’Alimentation Nantes Atlantique - ONIRIS
  • l’Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon - VetAgro Sup
Elles délivrent un diplôme à l’issue de cinq années de formation théorique et clinique. Ce diplôme permet d’exercer en France et dans toute l’Union Européenne. Les écoles vétérinaires françaises sont reconnues par l’Association Européenne des Etablissements d’Enseignement Vétérinaire (AEEEV). Le cursus pour devenir vétérinaire comporte sept années d’études après le baccalauréat (deux ans avant le concours d’entrée national, quatre ans de formation initiale, un an d’approfondissement). A l’issue de son année d’approfondissement, l’étudiant soutient une thèse de Doctorat Vétérinaire qui lui donne le titre de Docteur Vétérinaire.
La minute emploi : vétérinaire

Apprenti boulanger

Alors qu’à son âge, on aime se coucher à l’aube, Julien Chobert se préfère matinal. "J’ai eu de la chance de trouver tout de suite ce que je voulais faire", se remémore-t-il. Et c’est peu de le dire ! À 17 ans, son avenir est tout tracé : il sera boulanger. En formation depuis déjà 3 ans, c’est en passionné qu’il aborde ce métier plutôt avar en dimanches et en jours fériés.

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La minute emploi : apprenti boulanger

Brasseur

Entrepreneur dans l’âme et amoureux du malt et du houblon, sur les conseils d’un de ses enseignants et après une licence en Irlande, Richard Cadorin décide de faire une pierre deux coups. À 31 ans, il est à la tête de Loup Blanc, sa propre micro-brasserie située dans la Drôme, au nord de Valence. Un secteur en plein essor qui comptait, dans les années 90, en France, 80 brasseries contre 1800 aujourd’hui.

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La minute emploi : brasseur

Couvreur -zingueur

Voilà une profession qui connaît plus de hauts que de bas. Couvreur -zingueur, un métier qui se transmet, dans la famille de Julien Medina, de père en fils. Un père qui a d’abord monté la société EMS avant d’être rejoint un an plus tard par sa progéniture. Formé pour ce métier, mais également au commerce avec un BTS en poche, Julien sait à la fois installer et vendre. Régulièrement en sous-effectif, Julien cherche à recruter. Un métier en tension pour celles et ceux qui n’ont pas peur de prendre de la hauteur.

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La minute emploi : zingueur-couvreur

Chef cuisinière

Travailler dans les métiers de bouche en 2020 avec la crise sanitaire, c’est une aventure à part entière. Mais chez Paola Morreale, la passion du métier lui a été transmise par ses parents également dans la restauration. Un BEP Hôtellerie Restauration en poche au lycée Jeanne de France à Lyon, elle œuvre dans la foulée dans l'établissement familial. Exigeante et persévérante, elle travaille aujourd’hui dans son propre restaurant, du côté du 6e arrondissement de Lyon, auquel elle a donné son nom.

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La minute emploi : cheffe cuisinière

Savonnier

Lionel Clément débute sa carrière dans la communication. Il est chargé de rédiger l’histoire de grandes entreprises. Jusqu’au jour où il éprouve l’envie de conter la sienne. Un besoin qu’il conjugue avec celui de fabriquer avec ses mains “un produit qui a du sens pour lui et pour les autres”. Mais attention, impossible de se lancer à l’aveugle. Il est question ici de cosmétique. Il faut respecter certaines bonnes pratiques qui prennent la forme de normes européennes. Toutes les recettes doivent être validées par un toxicologue professionnel. Pour lui : “ce qui est le plus important, ce n’est pas le temps que ça va prendre, mais de proposer à la fin un produit de qualité.”

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La minute emploi : savonnier

Développeur et graphiste Web

Bien en place dans son atelier au cœur de Vichy depuis 2008, Sylvain et son associé se présentent comme des artisans. De véritables amoureux du web et du digital qui travaillent chaque objet numérique comme une pièce unique. Et s’il y a bien deux qualités qu’il aime mettre en avant quand on lui parle de son métier, ce sont la polyvalence et l’écoute pour comprendre et répondre aux demandes multiples auxquelles peuvent être soumises les petites entreprises du secteur.

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La minute emploi : graphiste web

Boucher

Rugbyman confirmé, Pierre aime l’odeur de la viande, quand d’autres préfèrent celle des madeleines. S’il a grandi avec un père qui, chaque année, “tuait le cochon”, c’est un restaurateur d’une boucherie restaurant du 6e arrondissement de Lyon qui lui a transmis cette envie. Envie de “donner du plaisir aux gens” en travaillant une viande d’excellence arrivée à parfaite maturation. Passion de l’animal qui le mène aujourd’hui des champs à l’assiette.

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La minute emploi : boucher

Aide à domicile

S’il y a bien un secteur en tension aujourd’hui, c’est celui de l’autonomie et du grand âge. Et parmi ces métiers très recherchés, il y a l’aide à domicile. Une profession qui peut se pratiquer avec ou sans qualification. Laura Bernard est quant à elle diplômée en communication graphique et en marketing. L’aide à domicile était donc un secteur totalement inconnu. Au fil du temps, Laura découvre un métier foncièrement humain qui lui permet de se sentir utile. Patiente et dynamique, mais surtout autonome, son métier la contraint parfois aux prises de décisions rapides dans des contextes qui peuvent être parfois difficiles. Mais ce qu’elle aime, c’est aider l’autre dans son quotidien, pas simplement pour faire le ménage, mais pour créer du lien social et rompre l’isolement de certains. Laura, passionnée, demeure très lucide sur son travail. Elle rappelle alors : "On s’attache aux gens et quand ils partent, on a toujours ce petit pincement. Ce qui est normal, on est humain et on travaille avec des humains. Il y a des sentiments malgré tout".
La minute emploi : aide à domicile

Ingénieur du son

Après deux années d’études à Lyon pour un BTS Audiovisuel, puis une année à Paris à l’Abbey Road Institute, Quentin Durual est aujourd’hui bien installé dans son studio d’enregistrement de Saint-André-de-Corcy. Ses conseils pour réussir dans ce métier passion ? Être à l’écoute forcément, sociable, organisé, rigoureux et déterminé. Et puis il y a des choses qui ne s’apprennent pas. Comme avoir une bonne oreille et un minimum de talent quand même. C’est donc heureux qu’il se lève chaque matin à l’idée de rencontrer des gens, de créer, d’enregistrer pour faire de la musique tout simplement.
La minute emploi : ingénieur du son

Paysagiste élagueur

Jeune entrepreneur de 25 ans, Thomas Rolin a monté sa société en mars 2020. D’abord, pas très à l’aise à l’école, Thomas s’oriente vers la formation professionnelle. Il enchaîne alors les diplômes. Un Bac pro en Aménagements Paysagers puis un BTS en alternance dans le sud de la France en poche, il obtient en dernier lieu une licence pro à la faculté de Bourgogne pour être formé à l’expertise végétale. Et même s’il croit en l’existence d’une certaine fibre végétale plus ou moins innée, Thomas insiste sur les vertus d’un enseignement en alternance pour maîtriser la théorie et la pratique. Car bien connaître le terrain pour travailler dans cette branche permet de s’adapter aux lieux, aux contextes et à la géographie. Indispensable pour l'épanouissement des végétaux.
La minute emploi : paysagiste élagueur

Podologue équin

On pensait rencontrer un maréchal-ferrant, on nous a vite fait comprendre qu’on faisait fausse route. Laurie Fuertes a 26 ans est Podologue équin, spécialisée en chevaux pieds nus et en ferrure souple.  Cette amoureuse des chevaux, dès l’achat de sa première jument, a été confrontée à de nombreux soucis avec les pieds de l’animal. À force de se documenter, ce sujet devient une véritable passion. D’abord formée au  pied nu  (les chevaux sans fer), elle passe ensuite un CAP de Maréchal-ferrant pour parfaire ses connaissances. En parallèle, elle suit des formations sur le comportementalisme équin. Car Laurie a une approche globale des chevaux, qui va bien au-delà de leurs sabots. Aujourd’hui, pour bien comprendre l’animal, il faut aussi bien connaître la main qui le nourrit.
La minute emploi : podologue équin