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La mobilisation contre la réforme des rythmes scolaires dans l'académie de Grenoble, en Isère, Savoie et Haute-Savoie

Ce mardi 12 février, les enseignants de l'académie de Grenoble ont diversement suivi le mouvement contre la réforme des rythmes scolaires. A Grenoble, un rassemblement a regroupé entre 700 et 1000 personnes pour demander à Vincent Peillon de revoir sa copie.

Manifestation des enseignants à Grenoble
Manifestation des enseignants à Grenoble © France 3 Alpes
Vidéos. En Isère, près d'un professeur sur deux était en grève (45%). En Savoie, ils étaient 32,63% à ne pas assurer la classe. La Haute-Savoie restera comme le département alpin de l'académie où les grévistes se sont le moins mobilisés, 16,95%.

Un décompte du rectorat critiqué par les syndicats d'enseignants qui estimaient la mobilisation beaucoup plus importante avec, par exemple, 6 instituteurs sur 10 en grève en Isère.

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Les chiffres de la grève dans les Alpes

C'est la cinquième fois en trois semaines que les enseignants se mobilisent, dans des mouvements d'ampleur variable suivant les villes et sur des motifs différents, le principal étant la réforme des rythmes scolaires.

"Peillon, retire ton brouillon", "mercredi travaillé = élèves fatigués", pouvait-on entendre dans certains cortèges.


Ecoles fermées, manifestations...Les instituteurs ont maintenu la pression sur le gouvernement pour réclamer le report à 2014 de cette réforme que Vincent Peillon a défendue avec véhémence à l'Assemblée nationale face aux attaques de l'UMP.


Ils réclament l'abandon du projet


Les instituteurs souhaitent maintenir la pression sur le gouvernement. C'est la cinquième fois en trois semaines que les enseignants se mobilisent. Ils réclament principalement l'abrogation du décret sur les rythmes scolaires, l'abandon du projet de loi sur l'école et souhaitent une amélioration des conditions de travail et de leur rémunération.

Le décret publié fin janvier prévoit le retour à la semaine de 4 jours et demi dès la rentrée de septembre 2013. Sur le papier, le projet de Vincent Peillon envisage d'étaler les 24 heures de cours hebdomadaires pour réduire la fatigue des élèves et favoriser les activités péri-scolaires. Mais l'application du décret pose problème. En premier lieu, aux professeurs qui estiment que cette réforme s'est faite sans concertation et qu'elle n'était pas la priorité "au vu des 120 000 élèves par an qui sortent de l'école sans diplôme ni formation".

Les écoliers français ont des journées plus longues et plus chargées que la plupart des autres élèves dans le monde, avec une année scolaire très courte.
Selon le texte du gouvernement, la journée de classe sera plus courte en moyenne de 45 minutes et devra être de 5h30 maximum. La demi-journée ne doit pas excéder 3H30, et la pause du midi ne devra pas être inférieure à 1H30.

En parallèle, les communes pestent


Les communes redoutent des difficultés financières car ce sont elles qui devront proposer des activités culturelles, sportives et  artistiques ou encore prendre en charge les frais de transport scolaire de la demi-journée d'école supplémentaire. 

Pour les communes qui le désirent une dérogation leur permet de mettre en place la réforme à partir de la rentrée de 2014 et opter pour le samedi matin au lieu du mercredi.

Pour aider les communes, une aide financière de l'Etat de 250 millions d'euros est prévue par le gouvernement. Une enveloppe que les maires jugent insuffisante.






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