OL : une ancienne joueuse évincée, la justice n'a pu statuer sur ''un vide juridique''

© U. Anspach / MaxPPP
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La justice a rendu son jugement ce lundi 9 septembre, dans le cadre d’une discrimination entre les filles et les garçons au centre de formation de l'OL. La justice n'a pu statuer sur ''ce vide juridique'' et a débouté l'ancienne joueuse évincée.

Par Fatima Bouyablane

La justice a rendu son jugement ce lundi 9 septembre, en fin d'après-midi, dans le cadre d’une discrimination entre les filles et les garçons pointé du doigt par une ancienne joueuse de l’OL et son avocat. La justice les a débouté. La jeune adolescente ne réintégrera pas le centre de formation de l'Olympique Lyonnais.
Pour le TGI de Lyon, ''il n'appartient pas au juge des référés de statuer sur ce vide juridique''. 

Pour Me Slim Ben Achour, au contraire, on peut statuer. ''Le juge des référés est là pour ça, affirme-t-il. Il peut y avoir une jurisprudence. Car, que ce soit à l'école ou dans un centre de formation, il ne doit pas y avoir de distinction entre les filles et les garçons. En l'occurrence une convention de formation aurait dû être signée. Nous allons faire appel de la décision de justice''. 

L’affaire avait fait grand bruit…c’était pendant la Coupe du Monde féminine qui s’est déroulée à Lyon l’été dernier.
Une jeune adolescente, joueuse au centre de formation de l’OL, avait été écartée peu de temps après avoir dévoilé les agissements d’un entraîneur des U16, licencié depuis. L’ancienne joueuse a dénoncé des SMS, des conversations et des gestes relevant du harcèlement sexuel.

Pour l’avocat de la famille, c’est inacceptable. Il avait porté l’affaire devant la justice dénonçant une inégalité de traitement entre les jeunes filles et les jeunes garçons.

Du côté de l’OL, on souligne que le club applique rigoureusement la réglementation en vigueur. Au centre de formation, les filles relèvent du statut d’amateurs et n'ont donc aucun contrat, si ce n'est une licence amateur. Les jeunes garçons eux, en revanche, bénéficient de conventions et de contrats et sont souvent rémunérés, car ils évoluent sous le statut professionnel.

Et, via un communiqué, l’Olympique Lyonnais s'est dit satisfait de la décision de justice et ''réaffirme fortement et solennellement son engagement d’éduquer et former des jeunes à la pratique du football en refusant et luttant contre toutes formes de discrimination. L’Olympique Lyonnais respecte et a toujours respecté scrupuleusement toutes les réglementations en vigueur et tient également à souligner son engagement dans le sport et dans le football féminin en particulier''.

Le club rappelle également que la jeune fille avait été écartée pour des raisons uniquement sportives. ''l’Olympique Lyonnais est depuis longtemps un précurseur dans les domaines de la diversité, de l'inclusion et de la parité''.

 

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