La Passion selon Jean-Claude Malgoire

Publié le Mis à jour le
Écrit par Richard Beaune

Celui qui a donné un nouveau souffle à la musique baroque Jean-Claude Malgoire était de retour à la Chaise-Dieu et y a conduit deux fois La Passion selon Saint-Matthieu de Bach avec son ensemble la Grande Ecurie et la Chambre du Roy qui, comme le festival, fêtait ses cinquante ans. 

"C'est l'une des 4 ou 5 plus grandes œuvres de la musique classique, et surtout de la musique religieuse." a commencé par nous dire le chef Jean-Claude Malgoire quand on lui demandait de nous présenter La Passion selon Matthieu de Bach. Il nous raconte aussi que Bach l'a "écrite à deux chœurs, deux orchestres qui se répartissent solistes, chœurs, orchestres, et c'est assez spectaculaire, déjà sur la répartition sonore." C'est bien sûr ainsi que l'a présentée Jean-Claude Malgoire samedi et dimanche dans l'Abbatiale Saint-Robert à la Chaise-Dieu. 

Pour cette Passion, La Grande Ecurie et La Chambre du Roy a travaillé avec le Choeur de Chambre de Namur

Le texte biblique de l'Evangile retrace les souffrances et la mort du Christ à travers son procès, sa crucifixion et sa mise au tombeau. Le choeur intervient tour à tour pour interprêter la foule qui demande à Pilate la mise à mort du Christ ou les disciples qui pleurent la mort de leur guide. 

Sept solistes se partagent le reste des personnages qui interviennent tout au long de l'histoire.

Certains airs de cette partition font partie des plus beaux airs de la musique classique comme le Erbarme Dich et d'ailleurs  la version qu'en a donné le soliste alto Jean-Michel Fumas samedi soir était d'une beauté à couper le souffle.

Jean-Claude Malgoire fait partie des chefs historiques du Festival de la Chaise-Dieu. 

A lire également: Le festival de la Chaise-Dieu souffle ses bougies en choeur

Il a fondé son orchestre La Grande Ecurie & La Chambre du Roy alors que le festival émettait ses premiers balbutiements en 1966. Ces deux concerts revêtaient donc un caractère tout à fait particulier


 

A la viole, le soliste Andréas Linos accompagne le baryton-basse Benoît Arnould qui, bien que souffrant a assuré le concert.