Les policiers du Rhône montent à Paris pour “la marche nationale de la colère”

© Mathieu Boudet, France 3 Rhône-Alpes
© Mathieu Boudet, France 3 Rhône-Alpes

A l'appel de tous les syndicats de police, les policiers du Rhône se rendent à Paris pour manifester leur colère et dénoncer leurs conditions de travail. Ils mettent en avant la vague de suicides sans précédent de leur institution. Ils comptent aussi défendre leurs droits en matière de retraite.

Par Nicolas Ferro

Tous les policiers de France sont appelés à se rassembler ce mercredi 02 octobre à Paris pour une "marche nationale de la colère". Le rendez-vous est fixé à 12h30 place de la Bastille, le cortège devrait rejoindre ensuite la place de la République. 15 à 20 000 manifestants sont attendus.

Les policiers dénoncent une usure opérationnelle de leur métier.  Trop d'agressions, trop d'heures supplémentaires de travail, des mutations abusives, trop de violences verbales, perte de sens etc.... Les policiers pointent le malaise de l'institution et dénoncent un taux de suicide sans précédent dans la police Française. Pour 2019, 48 policiers se sont déjà donnés la mort. C'est une forte progression par rapport à 2018 ou 35 policiers s'étaient suicidés au cours de l'année. 
 


Il s'agit " d'une forte poussée d'actes suicidaires jamais connue à ce niveau pour un effectif approchant les 150 000 policiers" analyse le média en ligne Miroir social.

Tous les syndicats de police (Alliance, Synergie, Unité SGP police, syndicats de commissaires) se sont entendus pour lancer cet appel du 02 octobre tant le malaise des policiers est profond, tous corps et tous grades confondus. Certes, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a mis en place une cellule de vigilance avec un numéro vert pour prévenir ces suicides mais pour les policiers, cela ne suffit pas. 

A l'aulne d'une réforme des retraites qui se prépare, les policiers souhaitent aussi faire entendre leur voix pour préserver leur calcul de départ à la retraite basé sur un système de bonifications. " Tout le monde doit comprendre qu'il y aura le feu dans la maison 'police'" si le gouvernement suit les préconisations de Jean-Paul Delevoye, déclare Yves Lefebvre, réélu en septembre à la tête du syndicat de gardiens et de gradés. Des propos recueillis pas nos confrères de franceinfo.

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