En direct Affaire Fiona

Procès Bourgeon/Makhlouf : suivez le 1er jour du procès en direct

Du 14 au 25 novembre, Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont jugés devant la Cour d'Assises du Puy-de-Dôme, à Riom, dans le cadre de l'affaire Fiona. La fillette de 5 ans avait été déclarée disparue dans un premier temps par sa mère, à Clermont-Ferrand, le 12 mai 2013, avant qu'elle et son compagnon n'avouent quelques mois plus tard que l'enfant était morte. Trois ans après, le corps de Fiona est toujours introuvable.

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LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 14/11/2016 à 18:58

    “Quand on est parano, on n’a pas confiance, ni en soi-même, ni en personne. On voit le mal partout.”

    Berkane Makhlouf

    L'avocat général a pris la parole depuis quelques minutes. Il interroge Berkane Makhlouf sur sa paranoïa. "J'étais parano", répond l'accusé qui insiste depuis le début de l'après-midi sur l'idée d'un changement chez lui.

    “Cécile Bourgeon, c’est pas une assassin, c’est une mère extraordinaire.”

    Berkane Makhlouf

    Makhlouf l’a menacée à plusieurs reprises de « creuser un trou pour l’enterrer » lors de disputes avec Stéphanie.

    “Je ne vais pas bien par rapport à ce que j’ai vécu avec lui. J’ai toujours peur, quand je marche dans la rue. Je sais que ça ne peut pas être lui, mais j’ai peur.”

    Stéphanie, une ex-compagne de Berkane Makhlouf

    Stéphanie est revenue quand il a menacé sa famille, dit-elle. "ça a duré un mois".

    Stéphanie évoque des difficultés à le fuir quand elle a voulu mettre fin à leur relation. "J’ai fait croire que j’avais un entretien d’embauche le matin. Il m’a laissée partir. Je ne suis jamais revenue. Je suis partie directement à Nevers", dit-elle.
    S’en est suivi un harcèlement téléphonique « de quelques mois ». Parfois, c’était plus de 10 appels par jour. « J’ai porté plainte à l’époque ».

    “(Berkane Makhlouf) était très jaloux. Il avait des crises. Il me frappait, des coups de pied, coups de poings, partout, dans les jambes, dans le ventre.”

    Une ancienne compagne

    Première audition de témoins

    La première audition de témoin se déroule en visio, depuis Dijon. Il s'agit de Stéphanie O., une des anciennes compagnes de Berkane Makhlouf.

    "Et vos défauts ?", lui demande ensuite le président. "Je suis parano, impulsif et…négligent".

    Berkane Makhlouf vient de se rasseoir. Juste avant, le président lui a demandé s'il se trouvait des qualités. Réponse de l'intéressé : "Je peux donner de l’amour à une personne. J’ai une parole. J’ai déjà menti mais j’ai une parole d’honneur. J’ai de la compréhension."

    Le casier judiciaire de l'accusé est déjà bien rempli avec de nombreux faits de violences, menaces, menaces de mort (sur son propre frère), outrage. Ce comportement violent est aussi constaté en prison.

    Le président de la cour reprend une par une toutes les condamnations de Berkane Makhlouf.

    -Le président : Vous vous souvenez combien de fois vous avez été condamné ?
    -Berkane Makhlouf : Deux fois…
    -Non, douze.

    Makhlouf ne se rappelle plus de la date de naissance de son fils, celui qu’il a eu avec Cécile Bourgeon. Il répond "en mars" au président. L'enfant est né en août 2013.

    On passe à la rencontre avec Cécile Bourgeon.
    « C’est bien avec Cécile », dit B. Makhlouf.
    Le président demande :
    -Vous vous êtes toujours bien entendu ?
    -Oui.
    -Il y a eu quelques coups quand même ?
    -Ouais, ouais. Au moment de la disparition de Fiona, il nous arrivait de nous chamailler, on était un peu tendus. 

    Le président continue d'écumer la vie sentimentale de Berkane Makhlouf. On passe à un nouvel amour qualifié de "passionnel et fusionnel" par l'accusé.

    Fin 2009, il enchaîne une histoire amoureuse avec une autre jeune femme, Stéphanie. « La première fois que je l’ai rencontrée, je venais de m'ouvrir la main avec un couteau en coupant des légumes », explique Berkane Makhlouf.

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