En direct Affaire Fiona

Procès Bourgeon/Makhlouf - Revivez notre direct de la 8e journée d'audience

Le procès de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf se poursuit devant la Cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom. Cette 8e journée est consacrée en parie à l'audition des forces de police. Mardi, la thèse de l'accident domestique a été sérieusement mise à mal par un expert en toxicologie.

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LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 23/11/2016 à 19:30

    L'avocat général à Cécile Bourgeon : -"ça fait 8 jours que j'essaie de comprendre."
    Elle : -"moi, ça fait 3 ans."

    La déposition du policer est longue et reprend des éléments déjà entendus. Rien de nouveau.

    Le policier raconte à son tour la garde-à-vue des accusés. 

    On enchaîne avec un autre membre du SRPJ de Clermont-Ferrand.

    Le président de la Cour à Makhlouf : "En garde-à-vue, vous n'arrêtez pas de vous lever, vous êtes agité, vous avez des propos envers les enquêteurs qu'ils peuvent prendre comme des menaces."

    Lors de la 4e audition, il voulait savoir ce que le policiers avaient. Il donnait l'impression de vouloir être sûr de dire la même chose que Cécile Bourgeon, explique le policier.

    Il s'agit de l'officier chargé de la garde-à-vue de Berkane Makhlouf après son interpellation à Perpignan, le 24 septembre 2013.

    Un autre membre du SRPJ à la barre

    M. Bernard ne croit pas qu'il soit possible de creuser un trou de 50 cm avec une pelle en 10 minutes. Pour le policier, cela vient étayer la théorie du mensonge.

    Me Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf, est remonté contre le policier qui venu dire à la barre que son client n'avait pas aidé. Il a rappelé les conditions avec lesquelles il était traité par les enquêteurs qui semblent ne pas l'avoir aidé non plus.

    CécIle Bourgeon explique qu'il y avait trop de monde dans la voiture et qu'elle aurait préféré être près de la portière pour avoir une meilleure vision.

    "On a eu le sentiment qu'on nous promenait dès le départ car les indications ne correspondaient pas à grand chose ou alors à beaucoup de choses", répond M. Bernard.

    L'avocate de la partie civile demande au policier s'il a eu l'impression d'être le pion d'un jeu.

    Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf répondent par la négative. Pourtant, lors de sa GAV, lui a pris un téléphone et laissé un message à sa compagne dans lequel il lui dit "j'ai dit la même chose que toi... que t'as voulu dire".

    Me Grimaud demande aux deux accusés s'il y a eu une entente entre eux, mise au point avant leur placement en garde-à-vue. 

    Le policier évoque un sms entre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf dans lequel elle écrit "Fiona aperçue à Villeurbanne, lueur d'espoir mon amour". Sont-ils convaincus par leur propre mensonge ou se savent-ils sur écoute ?

    "Elle a menti à sa mère en lui disant qu'elle ne pardonnerait jamais à celui qui lui a fait ça", rapporte le policier citant l'extrait d'une écoute téléphonique entre Cécile Bourgeon et sa maman.

    “Depuis le début, ils ont menti de la première à la dernière heure de manière déterminée, afin d'échapper à leurs responsabilités.”

    François Bernard, directeur du SRPJ
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