Clermont-Ferrand : 20 mois de prison ferme pour l'agression de militaires du 92e RI

L'un des agresseurs des deux miliaires du 92e RI de Clermont-Ferrand a été condamné à 20 mois de prison ferme. / © A.Albert/France 3 Auvergne
L'un des agresseurs des deux miliaires du 92e RI de Clermont-Ferrand a été condamné à 20 mois de prison ferme. / © A.Albert/France 3 Auvergne

Le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand a jugé, jeudi 17 janvier, les agresseurs de deux militaires du 92e RI. En avril 2016, à proximité de la gare, les soldats ont été violemment frappés. Les prévenus ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis et 20 mois ferme. 

Par D.Cros

Deux militaires du 92e Régiment d'Infanterie de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme avaient été violemment agressés, le 5 avril 2016, à proximité de la gare. Ce jour-là, habillés en civil lors d’une sortie, ils croisent une bande de jeunes qui les dévalisent et les rouent de coups.

"En tout, onze personnes ont été identifiées grâce aux caméras de vidéo surveillance : 2 sont majeures et 9 sont  mineures. Ce sont les jeunes mineurs qui ont portés les coups les plus virulents" précise Maître Jean-Hubert Portejoie, avocat de l’une des deux victimes et de ses parents.

Le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand a jugé, jeudi 17 janvier, les deux agresseurs majeurs. Le premier âgé de 21 ans a été entendu pour non-assistance à personne en danger. Le second, absent au procès, est âgé de 22 ans. Il est considéré comme l’un des principaux agresseurs.

"Le premier a été condamné à 6 mois de prison avec sursis et à 180 heures de travail d’intérêt général. Quant au second, il a écopé de 20 mois de prison ferme et fait l’objet d’un mandat d’arrêt" souligne Maître Jean-Hubert Portejoie. Il ajoute : "Il faut remettre cette agression dans son contexte. Nous sommes au début de l’année 2016, peu de temps après le Bataclan. A l’époque de nombreux miliaires sont victimes d’agressions. Nous ne savons toujours pas si nous sommes ou pas dans ce type d'agression". Puis il conclut en disant : "C’est une agression choquante. Le tribunal l’a qualifiée de sauvage et gratuite. Il est d’ailleurs allé au-delà des réquisitions".

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