Clermont-Ferrand : bientôt des partitions numériques pour l’orchestre d’Auvergne ?

A Clermont-Ferrand, l’orchestre d’Auvergne connaît la musique mais un peu moins les partitions numériques. Mercredi 12 septembre, l’ensemble à cordes a découvert les avantages de cette technologie dans l’air du temps.
 
A Clermont-Ferrand, l’orchestre d’Auvergne connaît la musique mais un peu moins les partitions numériques. Mercredi 12 septembre, l’ensemble à cordes a découvert les avantages de cette technologie dans l’air du temps.
A Clermont-Ferrand, l’orchestre d’Auvergne connaît la musique mais un peu moins les partitions numériques. Mercredi 12 septembre, l’ensemble à cordes a découvert les avantages de cette technologie dans l’air du temps. © K. Tir / France 3 Auvergne
L’orchestre de l’opéra de Rouen, l’orchestre symphonique de la Garde Républicaine, et, tout récemment, l’Orchestre national d’Île-de-France ont déjà franchi le pas. En lieu et place des partitions papier, les musiciens utilisent des tablettes numériques. Mercredi 12 septembre, les musiciens de l’orchestre d’Auvergne étaient invités à découvrir cet outil lors d’une présentation animée par Raphaël Schumann.

« On pense naturellement aux musiciens, mais dans un orchestre il y a également des régisseurs, des départements de production, des bibliothécaires qui passent des heures et des heures à travailler sur des partitions. On a tenu compte des différents besoins qu’on a agrégé dans un logiciel avec l’objectif d’avoir un outil professionnel, pour travailler et collaborer plus efficacement », explique Raphaël Schumann. cofondateur de Newzik.

Cette tablette n’a pas vocation à réinventer la façon de lire une partition, mais de faciliter le travail en commun, a-t-on expliqué aux membres de l’orchestre d’Auvergne. D’un clic, une annotation comme un coup d’archet peut être partagée, une pression sur une pédale reliée en Bluetooth et on passe à la page suivante.  
«Ce qui apparaît déjà c’est une économie de temps pour les utilisateurs. On a une économie sur le temps passé à imprimer les partitions, à les distribuer. Pour les musiciens, pendant le travail de répétition, les annotations peuvent être synchronisées par le chef d’orchestre.  On peut le faire d’une manière automatique sur les tablettes de chacun. Cet outil offre de nombreuses possibilités », s’enthousiasme Lila Forcade, la déléguée générale de l’orchestre d’Auvergne.
Et de poursuivre : « C’est séduisant et en même temps on est un peu sidéré. On voit que c’est l’air du temps et il faut se lancer. Personnellement, j’ai un attachement pour la partition papier qui est très agréable. Mais je vois qu’on n’échappe pas à cette révolution numérique et que cela va nous permettre de travailler mieux, d’une manière plus sûre, plus confortable ».

Autonomie de la tablette, conséquences sur la vision, temps nécessaire pour maîtriser l’outil, etc. De nombreuses questions ont rythmé cet échange. Il a également été question du coût qui est d’environ 1 000 euros par pupitre numérique (tablette, application, stylet). S’il fait le choix de s’équiper, l’orchestre d’Auvergne, qui compte 21 musiciens, devra trouver un mécène, reconnaît sa déléguée générale.
 
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