Audric Batut commence tout juste sa recherche d'appartement. Il a décidé de s'y prendre en avance pour être sûr d'avoir du choix. Cette semaine, il doit visiter en tout une dizaine d'appartements :

"Clermont est une ville étudiante. Il y a relativement pas mal de turn over sur pas mal d'appartements du coup, chaque année il y a pas mal d'appartements qui sont libres."

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Malgré la construction de résidences étudiantes dans les années 1990, les étudiants se tournent de plus en plus vers les locations privées. 

"Les jeunes veulent du centre-ville, ils veulent être en immersion totale la plupart du temps. Ils veulent le cinéma, aller faire leurs courses, sortir en ville, avoir le tram et la possibilité de s'en aller", explique Marie-France Delorme, propriétaire d'une SCI familiale.

La proximité mais aussi le prix du logement. Un critère non négligeable pour Mélissa Madi, elle aussi en quête d'un studio et arrivée depuis peu à Clermont-Ferrand. 

"Ça a été très compliqué parce que je suis allé chez les particuliers. Je ne voulais pas aller directement au Crous parce que je trouve que c'est assez cher et petit donc je suis allé sur un site et j'ai trouvé un studio."

Avec un revenu moyen de 600 euros par mois, les étudiants font face à des loyers trop élevés. En moyenne dans la capitale auvergnate, il atteint les 350 euros.

"Le nombre de logements vacants ouverts à la location sont à peu près les mêmes qu'ailleurs sauf les grandes villes où c'est très compliqué. Mais les étudiants les plus précaires sont toujours dans une galère pour trouver un appartement, une colocation parce que les loyers sont trop élevés", indique Mathieu Barberis, président de l'UNEF.

Le marché immobilier pour les étudiants est loin d'être saturé. Mais pas de secrets, les premiers seront les mieux lotis.