Clermont-Ferrand : les messes de Noël, une occasion financière pour les églises en difficulté

Depuis le début de l’épidémie, les finances des églises ont été mises à rude épreuve avec l'interdiction des messes puis les jauges d'accueil. Les messes de Noël des 24 et 25 décembre pourraient permettre aux paroisses de Clermont-Ferrand de renflouer les caisses après ces mois difficiles.

Les mesures sanitaires dans les églises limitent le nombre maximal de personnes autorisées.
Les mesures sanitaires dans les églises limitent le nombre maximal de personnes autorisées. © Bruno LEVESQUE / MAXPPP

Les finances de l’Eglise ne sont pas au mieux de leur forme en cette fin d’année 2020. Les confinements et restrictions sanitaires ont privé les églises du Puy-de-Dôme de ressources financières nécessaires à leur bon fonctionnement. Les messes de Noël des 24 et 25 décembre devraient attirer des fidèles plus nombreux qu’à l’accoutumée et permettre aux paroisses de minimiser leurs pertes.
« Les dons, notamment ceux ponctuels, sont en diminution, confirme Marc-Alexis Roquejoffre, en charge des relations publiques du diocèse de Clermont-Ferrand. Les quêtes des messes dominicales interdites pendant les confinements sont des manques à gagner. »

Une période de l’année propice aux dons

Moments festifs dans la vie catholique, « Les messes de Noël et de Pâques sont des célébrations propices aux dons. » Les quêtes représentent plus de 25% des revenus des églises. Les fêtes de fin d’année sont aussi souvent l’occasion pour les fidèles de remercier leur paroisse. Ils prennent conscience de l’engagement des membres de l’Eglise : « Si les sacrements sont gratuits, ceux qui les donnent ne vivent pas d’amour et d’eau fraîche », ironise Marc-Alexis Roquejoffre.
Enfin, qui dit fin d’année, dit déclaration d’impôts. Les dons faits à l’Eglise, comme à toute association, donnent droit à une réduction d'impôts. Les dons représentent environ 40% du budget de l’Eglise.

Des capacités d'accueil réduites

Malgré l’autorisation des messes et la levée du couvre-feu le soir du 24 décembre, les églises ne peuvent pas accueillir le même nombre de fidèles que d’ordinaire. Deux sièges libres doivent être laissés libres entre chaque famille ou groupe de personnes. Environ 300 fidèles peuvent être accueillis dans la Cathédrale de Clermont-Ferrand simultanément. Une célébration a été ajoutée à 17h30 le 24 décembre, pour permettre à un maximum de personnes d’y assister. Environ 150 places sont disponibles dans les églises Notre-Dame du Port ou Saint-Pierre-les-Minimes. Certaines églises ont renseigné leur capacité d’accueil sur le site lamesse.app et offrent aux fidèles la possibilité de réserver leur place, pour être sûr de pouvoir entrer.

Permettre à tous de participer

Des alternatives ont été mises en place dans les églises pour pallier le manque de dons et de revenus des quêtes. Une quête en ligne est disponible par exemple entre le 25 et le 28 décembre. Les stations RCF ou Radio Vatican diffuseront aussi des célébrations les 24 et 25 décembre. Pour Marc-Alexis Roquejoffre, « Les paroisses ont fait preuve de richesse d’idées et de créativité pendant le confinement. »

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