• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Clermont-Ferrand prend le chemin du vélo d’occasion

Dans son sous-sol clermontois, Pierrick récupère des bicyclettes fatiguées et leur donne une deuxième chance. / © Fabien Gandilhon
Dans son sous-sol clermontois, Pierrick récupère des bicyclettes fatiguées et leur donne une deuxième chance. / © Fabien Gandilhon

Avec le développement de l'usage du vélo dans l'agglomération clermontoise, beaucoup de bicyclettes qui dormaient dans les caves ou les greniers connaissent une seconde vie. Associations et magasins remettent en état vos vieux clous.

Par Valérie Mathieu avec Fabien Gandilhon

Pédaler c’est tendance et de nombreux vélos prennent d’assaut le macadam clermontois.
La mairie de Clermont-Ferrand n'a pas de chiffres mais plusieurs signes ne trompent pas.

D'abord, le nombre de boutiques. Plusieurs enseignes spécialisées ont ouvert ou se sont agrandies ces derniers mois dans le centre ville.
Mais surtout des vélos à l'arrêt depuis longtemps ressortent des garages et s’offrent une seconde chance.
L’association Un Guidon dans la Tête aide les amateurs à entretenir et bricoler leurs bécanes :
David Peyrou, le référent d'atelier n'en revient toujours pas : "On est à plus de 1550 adhérents en 2 ans et demi, ça ne désemplit pas. Parfois 15 à 20 personnes passent dans l'après-midi. On voit de plus en plus de monde."

Les adhérents peuvent venir avec leur propre engin, ou bien piocher dans le stock de l'association. Sur une estimation de 20.000 vélos jetés chaque année sur l'agglomération clermontoise, Un Guidon dans la Tête en récupère quelques centaines. La plupart vont pouvoir reprendre la route :
"Il y a plusieurs options : les bénévoles ou les salariés de l’association réparent les vélos pour les mettre en vente. Les adhérents peuvent acheter à prix libre une carcasse et la remonter eux-mêmes. Sinon on récupère les pièces."

Un vélo d’occasion c’est aussi une affaire de style.

Une nouvelle vie
 

Dans les réserves de sa boutique, Pierrick Blier récupère des bicyclettes fatiguées, mais pas les vieux clous : uniquement certains modèles rares ou anciens qu'il va rénover.
"Le destin de ces vélos, c'était la déchetterie. Les récupérer ou les racheter leur donne une nouvelle vie. Certains ont même une côte comme les voitures de collection."
Une fois remis en état, ces petits bijoux vont se vendre de quelques dizaines à plusieurs centaines d'euros.

Entre les chromes, les selles en cuir, les soudures décorées ou l'usinage des pédales, les vélos anciens dégagent un charme qui les distingue des productions modernes.
"C'était de belles choses, de beaux objets faits pour durer, les pièces sont usinées, pour certaines ce sont presque des œuvres d’art…"
Au delà du choix écologique ou économique, s'équiper avec un vélo d'occasion, c’est un geste dans le vent.


 

Sur le même sujet

Ce 23 septembre, Federica a percé le dernier mur

Les + Lus