Coronavirus COVID-19 : inquiétude sur les marchés du Puy-de-Dôme

Les marchés ont été interdit en France, sauf dérogation, le 24 mars dernier pour endiguer l'épidémie Covid-19. / © Charline Collet / FTV
Les marchés ont été interdit en France, sauf dérogation, le 24 mars dernier pour endiguer l'épidémie Covid-19. / © Charline Collet / FTV

Interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes, des supermarchés pris d’assaut, qu’en est-il des marchés du Puy-de-Dôme. Les commerçants s’inquiètent d’une possible fermeture des marchés face à l’épidémie de Coronavirus COVID-19

Par AA avec Charline Collet

Sur le marché de Chamalières, près de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, le Coronavirus COVID-19 est dans tous les esprits et dans toutes les conversations. 
Les dernières mesures prises par le gouvernement, avec l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes, inquiètent les vendeurs sur le marché. « On a peur que les marchés s’arrêtent, évoque Christine Jonas, une commerçante. Nous, une fois que la production est là, il faut la vendre. Les gens ne sont pas serrés. Je ne vois pas pourquoi demain, on pourrait aller voter en étant les uns derrière les autres, et là, on n’aurait pas le droit de faire le marché. C’est aux gens d’être assez raisonnable pour ne pas être trop les uns sur les autres. Les gens remplissent les grands magasins, ils sont plus confinés que sur les marchés »
 

Quelques précautions à prendre 

Sur un autre stand, un commerçant, lui, a pris des précautions. Un moyen de se protéger et de protéger les clients. « Par mesure de prévention, on met des gants. Après, heureusement, on est en extérieur. Par contre on ne peut pas utiliser du gel hydro-alcoolique après chaque client, donc on utilise des gants. Mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée de fermer les marchés, vu qu’on est en extérieur », explique Laurent Courtaudon, vendeur de fruits et légumes. 

Côté clients, les avis sont partagés. Certains ne sont pas inquiets : il ne faut pas céder à la panique, et ne pas faire de provisions inutiles. « Il faut respecter ce qu’on nous demande de faire. On ne va pas rester cloîtrer, mais il faut faire attention », évoque une habitante de Chamalières. D’autres, au contraire, prennent des précautions : ne pas toucher les fruits et légumes, avoir toujours une solution hydro-alcoolique à portée de main, porter des gants, etc. 

Si dans certains départements, comme dans l’Oise, les marchés sont interdits. Dans le Puy-de-Dôme, la vie continue sur les marchés. 

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