Covid 19 : les réserves de sang au plus bas depuis 10 ans

Les réserves sont au plus bas dans les établissements français du sang. Si, en Auvergne-Rhône-Alpes, la situation n’est pas encore critique, les réserves continuent tout de même de baisser, en raison de la crise sanitaire du Covid 19.

Les établissements français du sang tirent la sonnette d'alarme. Les réserves n'ont jamais été aussi faibles depuis 10 ans. Selon Pascal Moal, responsable de l'établissement français du sang à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, si la situation ne change pas, les conséquences pourraient être importantes.
Les établissements français du sang tirent la sonnette d'alarme. Les réserves n'ont jamais été aussi faibles depuis 10 ans. Selon Pascal Moal, responsable de l'établissement français du sang à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, si la situation ne change pas, les conséquences pourraient être importantes. © Rolland Quadrini / MaxPPP
Dans un communiqué, les établissements français du sang tirent la sonnette d’alarme : les réserves de sang n’ont pas été aussi faibles depuis 10 ans. Une situation inédite que confirme Pascal Le Moal, responsable de l’établissement français du sang à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. « Pour être bien, il faut qu’on soit entre 12 et 14 jours de réserve. En France, nous sommes à peine à 10 jours. En Auvergne-Rhône-Alpes, nous sommes à 11 jours et demi »
 

Les collectes mobiles sont moins nombreuses

Si la situation ne semble pas catastrophique en Auvergne-Rhône-Alpes, elle pourrait se dégrader au regard des autres régions en difficulté. « Le sang que l’on collecte dans la région est tous les jours envoyé dans les autres régions. Même s’il sert en majorité en Auvergne, la solidarité doit fonctionner », continue Pascal Le Moal. 

C’est la crise sanitaire de la COVID 19 qui explique cette baisse. « La crise impacte tout le système de santé dont les établissements français du sang. Nous fonctionnons beaucoup, normalement, sur les collectes mobiles. Mais depuis le mois de mars, les entreprises et les universités sont moins disponibles. Nous y allons beaucoup moins ». Ce type de collecte représente 80 % des dons. Les réserves au niveau national, ont atteint 85 000 poches de globules rouges, alors qu’il en faudrait au moins 100 000. 
  

Des interventions pourraient être reprogrammées à cause du manque de sang

Derrière ces chiffres, les conséquences peuvent être importantes. « Dans le pire des cas, on peut être amenés à reporter une transfusion, il faudra faire venir le sang d’une autre région, ce qui prendra du temps, explique Pascal Le Moal, responsable de l’établissement français du sang à Clermont-Ferrand. Nous serons amenés à faire des choix selon l’urgence d’un patient et à reprogrammer. Même si à ce jour, nous ne reportons pas encore »

Les établissements français du sang appellent donc les donneurs à venir dans les lieux de collecte. Il est possible de prendre rendez-vous pour réduire le temps d’attente et respecter les mesures de distanciation. Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site internet des établissements français du sang.
 
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