Elections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes : les Verts se lancent dans la campagne

A l’approche des élections régionales, prévues en mars 2021, Europe Ecologie les Verts entre en campagne électorale. Après avoir conquis certaines grandes villes comme Lyon ou Clermont-Ferrand, les Verts comptent bien faire basculer la région.
Après les élections municipales, Europe Ecologie les Verts vise désormais les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes (en photo, Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon).
Après les élections municipales, Europe Ecologie les Verts vise désormais les élections régionales en Auvergne-Rhône-Alpes (en photo, Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon). © JEFF PACHOUD / AFP
Les écologistes bientôt à la tête de la deuxième région de France ? C’est en tout cas l’objectif poursuivi par Europe Ecologie les Verts en Auvergne-Rhône-Alpes. Ils se lancent dans la campagne pour les élections régionales avec un but : ravir la région AURA aux Républicains et à Laurent Wauquiez. Cela commence par un appel citoyen « pour une région Auvergne Rhône-Alpes résiliente et solidaire », soutenu par Génération Ecologie, CAP 21, Générations ou encore Alliance Ecologiste Indépendante. « Le but de cet appel c’est de mobiliser et d’élaborer ensemble un projet partagé. Parmi ceux qui signeront, on espère également trouver de nouveaux candidats. On veut sortir des listes composées à 100% d'adhérents aux partis et chercher de la richesse en termes de profil », explique Nicolas Bonnet, porte-parole d’EELV Auvergne et élu municipal de Clermont-Ferrand.

Surfer sur la "vague verte"

Après avoir conquis ou conservé plusieurs grandes villes françaises dont quelques-unes dans la région, entre autres Lyon ou encore Clermont-Ferrand, dans laquelle les écologistes ont fait liste commune derrière le Parti Socialiste, les Verts ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin : « On est conscient que les « vagues vertes » des grandes villes ne signifient pas qu’on pourra convaincre dans les petites communes rurales, mais cela nous rend optimistes. On est confiant, mais on sait que ce n’est pas acquis », modère Nicolas Bonnet. EELV espère donc, grâce à cet appel, conquérir un public en dehors des adhérents pour surfer sur cette vague verte et mettre toutes les chances de son côté : « Il est de notre responsabilité de constituer cette nouvelle majorité écologiste depuis les territoires jusqu’à la tête de l’État, pour réorienter les politiques publiques, repenser notre relation à la nature et changer nos modes de vie. Nous appelons à un projet régional partagé avec les citoyennes et citoyens, les actrices et acteurs des transitions, de l’écologie au quotidien, de la défense des solidarités, des droits de l’homme, de l’environnement et de la biodiversité », propose l’appel.

Un programme à 3 volets principaux

Selon Nicolas Bonnet, le projet d’EELV pour la région comporte 3 volets principaux : tout d’abord, celui des transports, « en particulier les trains et les bus. Il n’y a pas assez d’investissements significatifs de la région pour développer les réseaux ferroviaires et, là où il n’y en a pas, les bus », affirme Nicolas Bonnet. Le 2ème volet abordé est celui de la formation professionnelle : « La région ne dépense pas la totalité du budget alloué à l’offre de formation professionnelle et donc perd des crédits de l’Etat. Nous souhaitons investir davantage pour que les gens puissent évoluer professionnellement et trouver du travail. » Le parti souhaite également une mise en œuvre d’une agriculture plus responsable et plus locale. Enfin, EELV souhaite faire cesser le projet routier de la RN 88, en Haute-Loire, en partie financé par la région.

Un binôme en lice pour la tête de liste connu le 26 septembre

On ignore, pour l’heure, qui sera la tête de liste d’EELV : « La décision sera prise avec les adhérents et les signataires de l’appel, car on veut vraiment qu’ils participent à la campagne. Au niveau français, on souhaite la parité, c’est-à-dire qu’on aimerait qu’il y ait autant de têtes de listes hommes que femmes. Par exemple, si en Ile-de-France la tête de liste est un homme, alors c’est possible que chez nous, la 2ème région, ce soit une femme et inversement », précise Nicolas Bonnet. Le 26 septembre, un binôme homme/femme sera désigné pour prétendre à la tête de liste, et les ajustements pour la parité se feront ensuite au niveau national.
 
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