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Gilets jaunes : à Clermont-Ferrand, les automobilistes sont partagés face aux blocages

Les automobilistes étaient bloqués au rond-point du Brezet, à Clermont-Ferrand, lundi 19 novembre. / © Aurélie Albert
Les automobilistes étaient bloqués au rond-point du Brezet, à Clermont-Ferrand, lundi 19 novembre. / © Aurélie Albert

Les entrées de Clermont-Ferrand filtrées par les gilets jaunes. Le mouvement continue lundi 19 novembre. Au rond-point du Brezet, à la sortie de Clermont-Ferrand, une soixantaine de gilets arrête les automobilistes. Si certains prennent leur mal en patience, d’autres sont moins compréhensifs. 

Par Aurélie Albert

Au rond-point du Brézet, près de Clermont-Ferrand, les automobilistes attendent leur tour pour passer, lundi 19 novembre. À chacune des six sorties du carrefour giratoire, les gilets jaunes filtrent la circulation. Ils sont une soixantaine depuis samedi, à se relayer jour et nuit sur ce rond-point situé en plein cœur d’une zone industrielle et très fréquenté par les automobilistes et les routiers. 
 

"Il faut laisser les gens vivre aussi" 


Tous doivent prendre leur mal en patience. Même si certains ont du mal… « Je soutiens ce mouvement, mais je pense qu’il n’y aura pas d’efficacité. Ca perturbe beaucoup ceux qui ne sont pas impliqués dedans, évoque un automobiliste. Je trouve qu’on embête beaucoup ceux qui gagnent de l’argent et qui vont travailler. On n’a déjà pas beaucoup de temps, on est gênés dans les bouchons maintenant. Ils devraient aller beaucoup plus loin et aller à Paris ».
Si les blocages et les filtrages n’ont pas posé de problèmes pendant le week-end, en début de semaine, l’activité est plus intense dans cette zone industrielle. 
« Le mouvement ça bloque pas mal de personnes. Les gens qui, par exemple, sont pressés pour aller chercher leurs enfants à l’école, ils se retrouvent bloqués. Certes pour une cause qui est défendable, mais après, il faut laisser les gens vivre aussi. Dans ce cas-là, il vaut mieux aller manifester près des préfectures ou des administrations qui peuvent faire bouger les choses, pas au niveau des gens qui veulent aller travailler », explique une automobiliste qui attend depuis un moment de pouvoir passer le rond-point. 
 

Une ambiance bon enfant à Clermont-Ferrand 


Mais pour la plupart des automobilistes interrogés, le mouvement est justifié. « Je suis tout à fait d’accord, je ne peux pas participer parce que j’ai des enfants en bas âge, mais sinon il n’y aurait pas de souci, je serais avec eux. Ils font ce qu’il faut et il faut qu’ils continuent », affirme une automobiliste. « C’est la première fois que l’on tombe sur un barrage. Ca circule tout doucement, après on est solidaires. On ne râle pas. On est bloqués, mais on est contents d’être bloqués », insiste une autre, juste derrière dans la file de voitures qui attendent. 
 


« Les automobilistes font des dons d’argent, aujourd'hui on a récolté 360 euros. Ils font aussi des dons de nourriture. Ils sont compréhensifs. Après, il y a des gens qui doivent aller au travail, donc certains sont un peu stressés comme tout à l’heure, il y avait une fille pour qui c’était son premier jour de travail. Les pompiers, on les laisse passer, les ambulanciers, une femme enceinte, des personnes qui doivent passer des examens médicaux », explique Laura, une manifestante arrivée à 6 h du matin. 
 

Quoiqu’il en soit, si vous passez en voiture par le rond-point du Brezet, il faudra être patient : les gilets jaunes ne comptent pas partir de sitôt.  
 

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