Le député du Puy-de-Dôme Michel Fanget condamné à 2 ans d’inéligibilité : il dénonce un « complot-politico-judiciaire »

Publié le Mis à jour le
Écrit par S.B avec Cyrille Genet

Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand n’a pas été à l’encontre la décision du préfet du Puy-de-Dôme : le député MoDem Michel Fanget ne pourra pas être candidat à sa propre succession aux élections législatives. Une décision qui révolte l’élu.

« C’est une attaque politico-judiciaire, manifestement. Dans cette affaire, je me sens tout à fait innocent », dénonce Michel Fanget. Ce député MoDem du Puy-de-Dôme ne pourra pas se représenter aux élections législatives pour un 3ème mandat. Il a été condamné en appel à 2 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour « complicité d’escroquerie ». Après un échec devant le tribunal administratif de Clermont-Ferrand, lundi 23 mai, pour annuler le refus de sa candidature par le préfet du Puy-de-Dôme, il renonce finalement à se présenter.

"J’ai parfaitement identifié ceux qui étaient à l’origine de tout ça."

Michel Fanget

Pour lui, cette affaire est politique : « J’ai fait des arrêts de travail tout à fait conformes, non rémunérés, pour quelqu’un qui a eu 2 accidents et le coup du lapin. Il a beaucoup souffert et j’ai prolongé ses arrêts de travail. Quelque chose comme ça n’aurait jamais dû aller en correctionnelle, éventuellement au Conseil de l’Ordre et encore. J’ai été lourdement condamné. Je me retrouve en appel, l’avocat général demande la levée de la peine, dont l’inéligibilité et l’exécution provisoire. Le tribunal la prononce contre toute attente. Je pense que c’est un complot politico-judiciaire. J’ai parfaitement identifié ceux qui étaient à l’origine de tout ça. »

Plusieurs recours

Michel Fanget annonce son pourvoi en cassation, mais il explique également qu’il compte saisir le Conseil constitutionnel : « Bien-sûr, on va aller en cassation. On va faire également un recours devant le Conseil constitutionnel. Des choses vont être faites. En cassation, il est clair que je retrouverai mes droits mais on m’aura volé mon mandat de député. » Il poursuivra malgré tout la vie politique en tant qu’élu local : « Je suis conseiller régional, je préside la commission des relations internationales à l'Assemblée. Sur le plan personnel, ça ne change rien, sur le plan politique, je suis élu régional », rappelle Michel Fanget.  En première instance, jeudi 10 février, le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand avait condamné le député MoDem du Puy-de-Dôme à six mois de prison avec sursis, 8 000 euros d’amende et cinq ans de privation du droit d’éligibilité.