Lutte contre les fake news : les conseils de la Médiathèque de Clermont-Ferrand

Pour mieux repérer et comprendre les fake news, la Médiathèque de Clermont-Ferrand organise un atelier pour créer sa propre fake news et ainsi être mieux armé contre les manipulations. / © H. Tyagi / MaxPPP
Pour mieux repérer et comprendre les fake news, la Médiathèque de Clermont-Ferrand organise un atelier pour créer sa propre fake news et ainsi être mieux armé contre les manipulations. / © H. Tyagi / MaxPPP

Comment lutter contre les fake news qui prolifèrent sur les réseaux sociaux ? La médiathèque de Jaude, à Clermont-Ferrand propose ses pistes et ses idées avec un atelier samedi 15 juin destiné aux adolescents pour mieux débusquer les mensonges et les manipulations sur les réseaux sociaux.

Par Renaud Gardette

Les fake news prolifèrent par moments sur certains réseaux sociaux : la médiathèque de Jaude, à Clermont-Ferrand, avec le Ministère de la Culture et l'association UniCités ont donc eu l'idée de proposer leurs pistes et leurs idées pour mieux contrôler le phénomène avec un atelier très concret et ludique, samedi 15 juin, à partir de 12 ans, sur inscription.

Cet atelier a pour objectif de faire prendre conscience qu'il existe, eh oui, de fausses informations (mais pas sur France 3 rassurez-vous!).
 

Comment on fait une bonne fake news


Déborah, Noëllie et Baptiste sont en service civique dans les médiathèques du réseau de Clermont Auvergne Métropole. Ils ont préparé un atelier ludique et pédagogique pour que la désinformation livre une partie de ses secrets et de ses codes.

"L'idée est d'apprendre comment on fait une bonne fake news" explique Déborah Gazielly, 22 ans, à l'initiative du projet. "On va assimiler, par le jeu, les codes de ceux qui ont de mauvaises intentions, car il y a des recettes dans l'invention des fake news."

Après avoir multiplié les recherches et suivi des formations, les 3 jeunes ont pu établir une dizaine de règles communes à chaque fake news : "Elles jouent sur l'émotionnel, surtout la colère et la peur. Elles font passer le rationnel, et la logique, au second plan. Elles s'appuient essentiellement sur les réseaux sociaux, et se mélangent à d'autres vérités. Elles accusent souvent les autres de menteurs, en se faisant passer pour des victimes isolées dans un combat pour la vérité."

Avec l'atelier, les participants auront un thème imposé et pourront broder pour inventer leur propre (fausse) histoire. Avec un peu de mise en page, et quelques photos (récupérées et détournées, comme par hasard...) l'apparence devrait être très réaliste, et donc crédible. 
 

Quelques outils gratuits


Pour Déborah, la fake news "a un côté extravagant, suscite la curiosité, comme un appel aux clics." Elle souhaite surtout donner quelques moyens très simples pour vérifier notamment la véracité d'une photo. En voici quelques-uns, accessibles à tous :
  • Pour vérifier si une photo a déjà été publiée sur le net : la recherche inversée d'une image sur Google, et le Tin Eye, qui permet également de repérer les petites retouches d'images
  • Plus difficile à maîtriser, mais beaucoup plus complet : photo-forensics, qui permet de repérer de nombreuses manipulations d'une l'image.Pour l'animatrice, "spontanément, on croit qu'une image ne peut pas mentir. Mais les choses sont plus complexes."
 

Les conseils de France Télévisions


Pour mieux comprendre le phénomène, France Télévisions publie des vidéos et des programmes courts pour démonter, repérer, et lutter contre les fake news.

La page d'Education aux médias de France Télévisions permet également de retrouver quelques repères.

 


 

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