Meurtre d'Alexandre Junca à Pau : mandat d'arrêt lancé contre une accusée qui se trouverait à Clermont-Ferrand

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Écrit par avec AFP

Un mandat d'arrêt a été lancé mercredi contre une accusée qui doit être jugée en juin par la Cour d'assises de Pau dans l'affaire Alexandre Junca, un collégien dont le corps démembré avait été retrouvé à Pau en 2011, a-t-on appris mercredi auprès du parquet. 

Fatima Ennejah, 50 ans, doit être jugée du 7 au 17 juin pour "recel de cadavre" et "non-dénonciation de crime", aux côtés de deux marginaux accusés du meurtre, et d'un retraité accusé d'avoir aidé à faire disparaître le corps.



"J'ai saisi le juge des libertés et de la détention qui a lancé mercredi un mandat d'arrêt, estimant que Fatima Ennejah s'est soustraite aux obligations de résidence de son contrôle judiciaire en quittant le département de la Haute-Loire", a indiqué le procureur de la République de Pau, Jean-Christophe Muller.



"Nous avons aussi demandé qu'elle soit appréhendée sans délai et mise en détention dans l'attente du procès", a-t-il précisé, confirmant une information parue dans plusieurs médias locaux.



L'avocate de l'accusée, Me Véronique Rolfo, a indiqué que sa cliente était difficilement localisable car fréquentant divers foyers et hébergements d'urgence. Mais elle dit l'avoir joint ces derniers jours au téléphone, dans un centre à Clermont-Ferrand, regrettant que le parquet juge nécessaire de l'incarcérer pour assurer sa présence au procès.



Quatre suspects sont renvoyés aux assises dans l'affaire du meurtre d'Alexandre Junca, en juin 2011, un meurtre parti d'un banal vol de portable du collégien dans la rue, et qui avait causé une considérable émotion à Pau.



Deux marginaux, Mickaël Baerhel, 30 ans, et Christophe Camy, 28 ans, tous deux en détention provisoire, doivent être jugés pour "vol et violences ayant entraîné la mort", des faits passibles de la réclusion à perpétuité.



Claude Ducos, un retraité de 75 ans soupçonné d'avoir aidé à faire disparaître le corps, est renvoyé pour "recel de cadavre, atteinte à l'intégralité d'un cadavre, destruction de preuve et non-dénonciation de crime." Il encourt trois ans de prison, comme Fatima Ennajah.

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