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Open de France de sabre laser : deux Jedis de Clermont-Ferrand en compétition

Ismaël Ayad, entraîneur de canne de combat, a fondé l'acédémie de sabre laser de Clermont-Ferrand. / © Académie des Jedis Auvergnats
Ismaël Ayad, entraîneur de canne de combat, a fondé l'acédémie de sabre laser de Clermont-Ferrand. / © Académie des Jedis Auvergnats

Officiel depuis peu, le sabre laser veut être un sport comme les autres. Un Open de France se déroule du 31 mai au 2 juin à Paris, et deux membres de l’Académie des Jedis Auvergnats, basée à Clermont-Ferrand, y participent.
 

Par Richard Duclos

Du 31 mai au 2 juin se tient à Paris la quatrième édition de l’Open de France de sabre laser, un sport officiellement reconnu par la Fédération française d’escrime depuis le mois de février dernier. Organisé par l’académie Sport saber league, il réunit 68 combattants, venus de différentes villes de France et même du Royaume-Uni. Parmi ces Jedis, ou Siths selon s’ils penchent pour la Force ou son côté obscur, deux viennent de Clermont-Ferrand : Ismaël Ayad, 41 ans, et Nathan Verne, 26 ans.

Ils représenteront l’AJA, l’Académie des Jedis Auvergnats, fondée en 2012 par le premier, à la base comme une simple sous-section de la canne de combat (elle-même une discipline affiliée à la savate-boxe française), qu’il enseigne. "Le sabre laser tel qu’on le voit dans les films Star Wars est un mélange de trois sports, précise Ismaël. Le kendo, la capoeira, et la canne de combat. Mais aucune technique au monde ne peut se revendiquer comme la technique, puisque les sabres laser n’existent pas pour de vrai."
 
 

Chorégraphies


Si Ismaël se dit "fan de la première heure", pas besoin d’être un inconditionnel de la saga de George Lucas pour pratiquer. La preuve avec Nathan : "Je ne suis pas particulièrement un grand fan de Star Wars, confie-t-il. J’ai bien aimé les films, mais je ne les ai vus qu’une fois. Je fais de la canne de combat, et je me suis dirigé vers le sabre laser pour son aspect esthétique, ses chorégraphies." Tel que pratiqué dans le club de Clermont-Ferrand en effet, le déroulé des combats est planifié, et l’issue est décidée à l’avance. Un peu comme les acteurs ne se battent pas vraiment dans les films mais exécutent des enchaînements longuement répétés.
 

"10% d’inspiration et 90% de transpiration"


A l’Open, les choses sont différentes et les combats bien réels. Après une phase de poules viendra une phase à élimination directe. "On commence le combat avec un certain nombre de points, qui diminuent au fur et à mesure qu’on se fait toucher, détaille Nathan. Le premier combattant à zéro point a perdu." Et mieux vaut respecter les règles, car l’arbitrage vidéo est là en renfort. Pour gagner, "ténacité et préparation" sont les maîtres mots, lance Ismaël, qui ajoute : "C’est 10% d’inspiration et 90% de transpiration."

Pour les deux Clermontois, cet Open est le premier auquel ils participent. S’ils sont déterminés à donner le maximum pour un bon classement, comptant notamment sur leurs années de pratique et leur expérience à la canne de combat, tous deux y vont surtout par curiosité, afin de découvrir les styles des autres écoles. "J’espère pouvoir marquer les esprits par le style que l’on développe à Clermont-Ferrand, déclare Ismaël. A savoir un style particulièrement aérien." Comme on dit dans une galaxie lointaine, très lontaine, que la Force soit avec eux.
 
Mise à jour : 


Ismael a passé les qualifications en deuxième place de sa pool et a perdu malheureusement en match de barrage pour les qualifications pour les huitièmes de final. Nathan n'a pas franchi les qualifications mais son entraineur est satisfait de l'avoir vu "combattre en présentant le style de la canne de combat avec élégance".

 

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