Près de Clermont-Ferrand, pourquoi la baignade est interdite au plan d’eau de Cournon-d’Auvergne

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Écrit par C. L avec Olivier Martinet

Près de Clermont-Ferrand, le plan d'eau de Cournon-d'Auvergne vient s'ajouter à la liste des points de baignades fermés pour cause de cyanobactéries. Vendredi 29 juillet, l'ARS a demandé l'interdiction de la baignade jusqu'aux résultats des prochaines analyses.

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Bronzage, pique-nique, et château de sable : voici quelques activités permises sur les bords du plan d’eau de Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand. Mais depuis vendredi 29 juillet, plus question de piquer une tête pour se rafraichir. Les résultats des analyses de lundi dernier sont tombés et ils ne sont pas bons. Lionel Roucan, chargé de mission environnement à la mairie de Cournon-d'Auvergne, explique : « Cette année, on a de l’anatoxine dans le plan d’eau. Ces toxines peuvent produire des irritations cutanées, des spasmes, des diarrhées, des vomissements. Du coup, on ferme la baignade pour la sécurité des gens ».

Des toxines présentes

Après deux saisons sans restriction pour la baignade, cette année, c’est la présence combinée de chaleur, de lumière, de phosphore et d’azote qui a permis la prolifération rapide de cyanobactéries. Lionel Roucan poursuit : « Les cyanobactéries sans toxines ne sont pas dangereuses. Elles sont là depuis 3,5 milliards d’années. Elles ont fabriqué notre oxygène. Elles nous entourent. Il y en a qui ne sont pas dangereuses. Là, on a des souches qui sont productrices de toxines. On n’en avait jamais eu auparavant ».

Des aménagements réalisés

La municipalité avait pourtant réalisé des aménagements pour éviter les désagréments : des îlots et berges végétalisés ou de petites turbines pour créer un courant à la surface du plan d’eau. Efficace les premières années, le système n’a pas fonctionné cette année. Lionel Roucan conclut : « On va continuer, parce que c’était la bonne solution. On n’a pas fermé les deux dernières années donc on était vraiment sur de bonnes solutions. On va essayer d’amplifier l’impact de ces solutions pour les années suivantes, en espérant que le climat ne nous rattrape pas trop vite ». D’autres analyses devraient intervenir prochainement. Si tout va bien, les barrières pourraient disparaître et les maîtres-nageurs, faire leur retour.