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Puy-de-Dôme : un trail de 110 km pour prouver que sclérose en plaques et sport ne sont pas incompatibles

Aurélie et Thomas veulent prouver les bienfaits du sport lorsque l’on souffre de sclérose en plaques. / © T. Lambert
Aurélie et Thomas veulent prouver les bienfaits du sport lorsque l’on souffre de sclérose en plaques. / © T. Lambert

Atteinte de sclérose en plaques, Aurélie va participer au trail de la Volvic volcanique expérience, vendredi 31 mai, avec son ami Thomas. Objectif : venir à bout des 110 kilomètres de course.
 

Par Richard Duclos

Courir les 110 kilomètres de l’ultra-trail de la Volvic volcanique expérience (VVX), au milieu des volcans d’Auvergne : c’est le défi qu’ont décidé de relever Aurélie Besnard et Thomas Lambert. Tous deux s’élanceront vendredi 31 mai, à 4h du matin. Et leur objectif n’est pas seulement sportif : "C’est un défi pour une belle cause", souligne Thomas, 38 ans.

Aurélie, 32 ans, est en effet atteinte de la sclérose en plaques. S’étant aperçus que le trail tombait juste après la journée mondiale consacrée à cette maladie neurologique, les deux amis ont voulu profiter de la course pour "montrer que la sclérose en plaques n’est pas incompatible avec une activité sportive", comme l’explique la jeune femme. "Nous voulons sensibiliser à cette pathologie, donner de l’espoir à ceux qui en souffrent, en leur disant de ne pas se laisser abattre."
 
 

"Coup de massue"

Elle-même a appris sa maladie en 2015. "J’ai eu tous les symptômes d’un AVC, raconte-t-elle. Mais quand j’ai passé une IRM, on a découvert que j’avais en fait la sclérose en plaques." Le diagnostic a été comme "un coup de massue". Pendant 15 jours, Aurélie a été hospitalisée, le côté droit paralysé. Mais elle a eu la chance de récupérer rapidement, la maladie évoluant par poussées et rémissions, et a choisi de "rebondir".

Cette aide-soignante, qui n’était qu’une "joggeuse du dimanche" selon ses propres termes, s’est alors mise aux courses et au triathlon. "Je voulais prouver que je pouvais continuer à vivre avec cette maladie", dit-elle. L’activité sportive est d’ailleurs recommandée par les médecins.
 

La ligne d'arrivée en ligne de mire

La longueur du trail auvergnat, presque deux fois celle dont Aurélie et Thomas ont l’habitude, sera "une grande première", note ce dernier. Lui-même est d’ailleurs plutôt habitué aux marathons, dont le terrain est bien différent. Les deux amis feront toute la course côte à côté, pour se soutenir. Du fait de sa maladie, Aurélie devra être particulièrement vigilante à ses limites : "Il faut faire attention à ne pas tomber dans l’outrance, car la sclérose en plaques fatigue énormément. Il faut pouvoir récupérer ensuite." Pour cette course, pas d’objectif de temps. Mais une volonté tout de même : "passer l’arrivée", précise Thomas. "Il y a beaucoup d’abandons vu la difficulté, on ne veut pas faire partie du lot !".
 
© T. Lambert
© T. Lambert

 

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