Examens 2018
avec

M'alerter dès que les résultats seront publiés

Quand l'AFPA du Puy-de-Dôme facilite le retour à l'emploi

En moyenne 450 personnes par jour suivent des cours sur les 2 sites du Puy-de-Dôme dans 70 corps de métiers. / © Clément Mahoudeau - MaxPPP
En moyenne 450 personnes par jour suivent des cours sur les 2 sites du Puy-de-Dôme dans 70 corps de métiers. / © Clément Mahoudeau - MaxPPP

En Auvergne-Rhône-Alpes, 14.000 personnes sont formées quotidiennement par l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). Dans le Puy-de-Dôme, deux sites forment à 70 corps de métiers différents. Souvent, c'est un nouveau départ dans la vie pour ces apprentis.

Par MT avec Pascal Franco

Faire fonctionner une ligne de production robotisée, qui fabrique des pièces d'échiquier, c'est l'un des métiers qui s'apprend à l'AFPA. Un peu plus loin, une autre maquette pédagogique simule l'emballage de granulées. Ce jour-là, Claire Hautin, stagiaire à l'AFPA, fait des propositions d'amélioration du robot, à son formateur.

Claire à 24 ans. Après une année de BTS dans le secteur de l'agroalimentaire, elle décide de ne pas poursuivre dans cette voix. Pour finalement décrocher une formation bac + 2, elle se tourne vers l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes. Son objectif, devenir manageur en production industriel.

"J'apprends beaucoup de choses au niveau de la gestion de production, du management. Cela m'apporte les bases que je n'avais pas avant pour mon futur métier. Après, c'est une école pour adulte sans être aussi stricte que les écoles scolaires. C'est très convivial, il y a une très bonne ambiance, on tutoie les formateur."

Formation tournée vers la pratique


Ici, pas trop de cours magistraux pour les stagiaires. Il faut encore et toujours être dans une ambiance de travail, la plus crédible possible. Par exemple, dans un jeu de rôle, les stagiaires doivent manager des sociétés qui fabriquent des surfs. La gestion, pas forcément ce à quoi Claire se destine. Mais cela pourra toujours servir.

7 adultes sur 10 en formation retrouvent un emploi. A minima un contrat à durée déterminée de plus 6 mois. Un résultat dont l'AFPA est fier.

"C'est une deuxième chance, une deuxième vie, souvent pour certains une première, certains jeunes n'ont jamais eu de qualification. Grâce aux formations à l'AFPA, ils acquièrent un premier diplôme et pour eux, c'est important", explique Nathalie Pornin, directrice des centres AFPA du Puy-de-Dôme.

Un nouveau départ


Une seconde vie, c'est justement ce que Sarah Froidure est venue chercher ici : "Un grand écart professionnel. J'étais dans le commerce, le management pendant 15 ans. Suite à un congé parental, j'ai décidé d'un changement d'orientation. J'ai fait atelier découverte "Métiers du bâtiment". Suite à un stage, ça a été une révélation", raconte Sarah Froidure, stagiaire AFPA.

Pour beaucoup de stagiaires, cette nouvelle chance à souvent un prix. Le sacrifice de Claire Hautin, c'est de devoir quitter temporairement le sud :

"Oui cela vaut le coup parce que derrière, il y a une qualification puis une embauche au statut d'agent de maîtrise sans doute. Ce n'est que 6 mois de ma vie pour me permettre d'avoir une qualification dans le métier que je veux faire plus tard."

Dans un monde du travail en pleine transformation, où les salariés vont sans doute devoir être plus flexibles, l'AFPA espère bien tirer son épingle du jeu. Et permettre à des personnes comme Claire et Sarah de pouvoir se réinventer.


Voir le reportage de Pascal Franco, René Thévenot, Laurent Bortolazzo et Amélie Després.


Sur le même sujet

A ciel ouvert : une biennale de land art dans la campagne roannaise

Les + Lus