A la télé ce soir. "Les Choristes", dimanche 22 mars sur France 2 : qu’est devenu "Mondain" ?

Il était le mauvais garçon du film « Les Choristes », donnant la réplique à Gérard Jugnot et Jean-Baptiste Maunier. Près de 15 ans après le tournage du film dans le Puy-de-Dôme, nous avons retrouvé « Mondain », alias Grégory Gatignol. 

Il a bien changé, entre 2003 et 2018, Grégory Gatignol alias "Mondain" dans "Les Choristes".
Il a bien changé, entre 2003 et 2018, Grégory Gatignol alias "Mondain" dans "Les Choristes".
Voilà plus de 14 ans que le film « Les Choristes », réalisé par Christophe Barratier et porté par Gérard Jugnot et Kad Merad, est sorti sur les écrans. A l’époque, il avait enregistré plus de 7 millions d’entrées au cinéma et révélé un tout jeune comédien et chanteur : Jean-Baptiste Maunier. Tourné principale dans le cadre somptueux du château de Ravel, dans le Puy-de-Dôme, le long métrage a également été l’occasion pour quelques acteurs en culottes courtes locaux de faire leurs premiers pas devant la caméra. Ce fût le cas pour Grégory Gatignol qui jouait Mondain, la forte tête du pensionnat.

En 2003, Grégory Gatignol est en classe de 3e quand il participe au casting d’un film prochainement tourné dans sa région. Deux semaines après les essais, il intègre officiellement le casting des Choristes. Son visage, son regard noir, son allure, lui permettent d’obtenir le rôle du mauvais garçon de la bande : Mondain. « Les Choristes, ça a changé ma vie, la rencontre avec Christophe Barratier, le réalisateur, ça a changé ma vie », reconnaît aujourd’hui celui qui n’était « pas le premier de la classe » adolescent.
 

Le cinéma, je voyais ça comme quelque chose de génial qui m'était arrivée, une grande chance donnée, mais pas forcément avec un avenir dedans.


A 14 ans, le natif de Clermont-Ferrand découvre un univers qui lui plait immédiatement. « J'ai appris sur ce film à connaître ce métier et à aimer ce métier surtout », dit-il aujourd’hui. Pourtant, malgré les propositions qui ont suivi sa participation aux Choristes, Grégory Gatignol choisira la voie de la raison. « Le cinéma, je voyais ça comme quelque chose de génial qui m'était arrivée, une grande chance donnée, mais pas forcément avec un avenir dedans ». Il choisi donc de poursuivre son CAP de boulanger, « un agent m'avait contacté mais j’ai attendu de finir mon apprentissage pour partir avec un bagage à moi ». Les projecteurs, très peu pour lui.
En 2005, après le succès des Choristes, Grégory Gatignol a préféré passer son CAP Boulangerie plutôt que céder au chant des sirènes du cinéma.
En 2005, après le succès des Choristes, Grégory Gatignol a préféré passer son CAP Boulangerie plutôt que céder au chant des sirènes du cinéma. © Thierry Zoccolan / AFP Photos

Depuis, Grégory Gatignol a tourné dans une quinzaine de productions pour le cinéma et la télévision avec une préférence pour les rôles de méchants, de sadiques, « je m'éclate là-dedans », admet-il. En 2018, le métier d’acteur n’est pas son gagne-pain principal, il est aujourd’hui salarié des Eaux de Volvic et il réside à Riom, près de Clermont-Ferrand. Une vie parisienne serait plus pratique pour décrocher des rôles mais le jeune papa a choisi de rester en Auvergne sa qualité de vie et son fils.

Son employeur lui permettant, de temps en temps, de retrouver les plateaux de tournage, on a pu le voir récemment à l’affiche du film « Un peuple et son roi », avec Adèle Heanel, Gaspard Ulliel et Laurent Lafitte. Dans sa filmographie, on peut voir « L’immortel » de Richard Berry (avec Jean Reno et Kad Merad),  « La rafle » avec Mélanie Laurent, ou encore « La nouvelle guerre des boutons » de Christophe Barratier où il a croisé Guillaume Canet. 
 


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durée de la vidéo: 07 min 26
Gérgory Gatignol était l'invité du journal de France 3 Auvergne
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