Puy-de-Dôme : Olloix, village « à vendre »

Olloix, village à vendre
Le voeu de nouvel an est tout trouvé pour la mairie d'Olloix dans le Puy de Dôme : comdamnée à verser 150.000 euros au fond d'indemnisation des victimes , la commune ne sait où trouver une telle somme et appelle à l'aide... pour faire part de sa détresse le maire a déclaré son village "à vendre" ... retour sur une drôle d'histoire qui n'a rien d'un conte de Noël. Intervenants : Philippe Marc, maire sans étiquette d’Olloix. - France 3 Auvergne - Reportage : Pascale Félix et Arthur John.

Comdamnée à verser 150 000 € à cause d'un fait divers datant d'une dizaine d'années, la commune d'Olloix (Puy-de-Dôme) appelle à l'aide. Pour faire part de sa détresse, le maire a déclaré son village « à vendre ». Retour sur une drôle d'histoire qui n'a rien d'un conte de Noël.

Par Valentin Pasquier

La mairie d'Olloix, dans la Puy-de-Dôme, vient de déclarer le village à vendre. L’affaire remonte à 2004, lorsqu’un forcené blesse grièvement, d'un coup de chevrotine, un employé municipal durant ses heures de travail.

Le fonds national d'indemnisation des victimes verse alors une somme au cantonnier, puis se retourne contre la mairie d'Olloix pour être remboursé. La commune doit verser 150 000 €, les trois-quart de son budget annuel. 

« [Cette mise en vente,] c’est un moyen de faire bouger les lignes. Parce qu’on se sent abandonnés de l’État, de la République, souligne le maire, Philippe Marc. On va pas se mettre tous nus – il fait trop froid – mais on a mis une banderole « à vendre » pour voir ce que ça pouvait donner ».

Le maire a fait afficher une banderole « commune à vendre » sur la maire pour interpeller les passants à propose de la situation financière du village de 300 âmes. / © France 3 Auvergne
Le maire a fait afficher une banderole « commune à vendre » sur la maire pour interpeller les passants à propose de la situation financière du village de 300 âmes. / © France 3 Auvergne

Des pistes pour trouver la somme

La municipalité  s'est tournée bien sur vers son assurance, mais  en vain. L'État, sollicité, a émis quelques pistes pour financer la somme due. Elle peut être réunie, notamment, par un appel aux dons, l’augmentation de la fiscalité ou encore l’établissement d’un budget en déséquilibre afin de percevoir une subvention exceptionnelle.

L’élu espère l’échelonnement de la dette et la suppression des intérêts. « Si le fonds de garantie de Paris accepte d’échelonner cette dette sur dix, vingt, trente ans, pourquoi pas. On ne demande pas l’aumône non plus, on est conscients qu’il faut qu’on y apporte notre partie ».

La commune possède peu de biens à vendre pour éponger sa dette. Elle a cependant mis en ligne une annonce pour une ancienne forge, évaluée à 36 000 euros, qui a déjà suscité l'intérêt d'un acheteur potentiel.

 

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