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Le Puy-de-Dôme particulièrement touché par la pollution aux nitrates

Le Puy-de-Dôme particulièrement touché par la pollution aux nitrates
Une carte publiée par la préfecture du Puy-de-Dôme présente les zones touchées par la pollution aux nitrates. Au total, ce sont 125 communes qui sont "zone vulnérable" dans le département. - France 3 Auvergne - CANTE Brigitte, SALMON Stéphanie

Une carte publiée par la préfecture du Puy-de-Dôme présente les zones touchées par la pollution aux nitrates. Au total, ce sont 125 communes qui sont "zone vulnérable" dans le département.

Par Marc Taubert

En 2007, 40 communes étaient classées en "zone vulnérable aux nitrates" par la préfecture du Puy-de-Dôme. Désormais, il y en a … 125, sur les 470 communes que comptent le département. Soit plus d’un quart des municipalités.

© Préfecture du Puy-de-Dôme
© Préfecture du Puy-de-Dôme

Que sont les nitrates ?


Le site Actu Environnement précise ce que sont les nitrates. Il s’agit de "substances chimiques naturelles qui entrent dans le cycle de l'azote. Le nitrate est beaucoup utilisé dans les engrais inorganiques et les explosifs, comme agent de conservation des aliments et comme substance chimique brute dans divers procédés industriels".

Or, cette substance affecte particulièrement les eaux dans le monde, et notamment en France, de par le modèle de l’agriculture intensive.

D’où vient la pollution aux nitrates ?


Le CNRS explique qu’en France, "la présence de nitrates dans les eaux continentales provient à 66 % de l’agriculture, suite à l’épandage de doses massives d’engrais azotés et de lisier (effluents d’élevage)". Une part plus faible provient des rejets des collectivités locales (22%) et de l’industrie (12%).

Comment expliquer cette augmentation de la pollution aux nitrates ?


Ce même article du CNRS explique que même s’il les sols et les nappes phréatiques n’étaient plus pollués aux nitrates, il faudrait encore des années pour effacer cette pollution : "Les nitrates emportés par les eaux d’infiltration au cours d’une année ne proviennent donc que pour une faible part des engrais apportés cette même année. Chaque épandage contribue donc peu chaque année à la contamination des eaux, mais il y contribue durant de nombreuses années. D’année en année, ces contributions "retardées" s’additionnent les unes aux autres et les quantités de nitrates lessivés atteignant les nappes augmentent. C’est ainsi que la pollution actuelle des nappes souterraines provient de 20 à 30 années d’épandage d’engrais."

Que prévoit la législation ?


Selon un communiqué de presse de la préfecture du Puy-de-Dôme, un programme d’actions national (PAN) est immédiatement applicable sur la zone vulnérable.

Il prévoit notamment :
  • La fixation de périodes minimales d’interdiction d’épandage des fertilisants azotés,
  • L’étanchéité des ouvrages de stockage d’effluents d’élevage et capacité de stockage minimale,
  • L’ajustement de la fertilisation azotée en quantité : plan de fumure et cahier d’enregistrement des pratiques, limitation de la quantité d’azote épandue contenue dans les effluents d’élevage,
  • La limitation de l’épandage par rapport aux cours d’eau, aux pentes fortes proches des cours d’eau, aux sols détrempés, inondés, enneigés ou gelés,
  • La couverture végétale pour limiter les fuites d’azote durant les périodes pluvieuses,
  • La couverture végétale permanente le long des cours d’eau et plans d’eau.

Plus d’information de la préfecture ici.

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