Radiation confirmée d'un médecin d'Auvergne-Rhône-Alpes qui avait menti sur les vaccins d'un enfant

© CC Dirk Fuhlert / Pixabay
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La radiation par l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes en 2015 d'un professionnel a été confirmée par le Conseil d'État vendredi. Il n'avait pas injecté à un enfant les vaccins obligatoires et avait inscrit "des mentions mensongères" sur son carnet de santé.

Par AFP

La radiation d'un médecin qui n'avait pas injecté à un enfant les vaccins obligatoires et avait inscrit "des mentions mensongères" sur son carnet de santé a été confirmée par le Conseil d'État vendredi.

Cette décision intervient quelques jours avant le passage de trois à onze vaccins obligatoires pour les enfants. Le médecin, dont le nom n'est pas cité, n'a pas respecté "les dispositions du code de la santé qui (...) lui interdisent de faire courir au patient un risque injustifié", a tranché le Conseil d'État.

"Des mentions mensongères" inscrite sur le carnet de santé



"Eu égard au caractère délibéré de ces actes et à la gravité des fautes commises, la sanction (...) est justifiée", a-t-il jugé. Ce généraliste avait été radié le 27 juillet 2015 par l'Ordre des médecins de Rhône-Alpes. Cette sanction rare avait été confirmée en appel le 27 octobre 2016 par l'Ordre des médecins, l'incitant à saisir la juridiction suprême.

Le praticien avait inscrit sur le carnet de santé d'un enfant "quatre injections successives du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite" qu'il n'avait pas faites, rappelle le Conseil d'Etat.

L'Ordre des médecins de Rhône-Alpes avait été saisi par le père de l'enfant. "Séparé de la mère et inquiet pour sa fille", celui-ci avait demandé des tests, qui avaient révélé une absence d'anticorps pour le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie et la coqueluche, selon la décision d'appel rendue en 2016 par l'Ordre des médecins.



Une mère membre d'une communauté hostiles aux vaccins



"Le fait que la mère de l'enfant (qui fait partie d'une communauté religieuse qui serait hostile à la vaccination) a fait le déplacement de son domicile lyonnais à Annecy, où réside le médecin, étaye l'hypothèse que le choix de ce médecin a procédé de la volonté d'échapper à l'obligation légale des
vaccinations", avait estimé l'Ordre.

Le nombre de vaccins obligatoires va passer de trois à onze pour les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier. Cette décision, contestée par les anti-vaccinations, est motivée selon le ministère de la Santé par la baisse du taux de couverture vaccinale pour des maladies comme la rougeole par exemple.

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