• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Cenntro Motors: les salariés organisent une veillée

Le 03/11/2015 / © France3 RA
Le 03/11/2015 / © France3 RA

En redressement judiciaire depuis le mois d’avril 2015, la filiale française du fabricant d’utilitaires électriques Cenntro Motors (ex-usine Fagor Brandt) a été liquidée le 30 octobre dernier par le Tribunal de commerce de Lyon : 382 employés se retrouvent  sans emploi.
 

Par Isabelle Gonzalez

Le coup de grâce est tombé le 30 octobre dernier pour les ex salariés de SITL devenus Cenntro motors depuis le rachat; en 2014, par un homme d'affaires sino américain. Pourtant, les ex-salariés l'affirment: "le combat ne s'arrête pas" des actions se préparent et vont se multiplier.

Une aventure économique cahotique
Reprise en 2011 par Pierre Millet, l’entreprise SITL comptait passer progressivement de la fabrication de lave-linge pour le compte de son ancienne maison mère (Fagor Brandt)  à celle de petits utilitaires électriques. L’interruption prématurée, en janvier 2014, de son contrat de fourniture de lave-linge avec cette même maison mère a précipité l’entreprise dans le gouffre.
Son rachat en juin 2014 par Peter Wang et son groupe Cenntro Motors basé entre le Nevada, la Chine et les iles Vierges britanniques, spécialisé dans les utilitaires électriques, aura été un sursis de courte durée.
SITL, rebaptisée Cenntro Motors France, devait repartir du bon pied, le repreneur promettant d'investir  30 millions d’euros dans la société afin d'assurer le redémarrage de la fabrication de véhicules utilitaires électriques et de filtres d’assainissement . Une production destinée à un programme de recherche-développement visant à améliorer des produits existants.
Oui mais voilà, les contrats évoqués ne se sont jamais concrétisés et seule une petite partie des 30 millions promis seront finalement investit. Le groupe sino-américain n’a pas honoré les promesses faites en juin 2014.

Et maintenant...
Pour les salariés et leurs représentants, cette liquidation est un "immense gâchis". Selon eux cela aurait pu être évité mais personne n'a rien fait et la situation n'a cessé de se dégrader au fil des mois.
Le fonds de garantie des salaires qui a déjà déboursé 800 000 euros pour financer le chômage partiel des salariés prendra à sa charge l’essentiel des 10 millions d’indemnités de licenciements des 382 salariés licenciés.
Lyon: veillée des salariés de Cenntro Motors
La fin d'un long fiasco annoncé, le 30 octobre pour les ex-salariés de SITL devenus Cenntro motors. Ils ont pourtant participé, le 03/11/2015 au soir à un rassemblement devant l'usine du 7ème arrondissement- Reportage de Sylvie Adam et Thieery Swiderski

 

Sur le même sujet

Valence (Drôme) : une explosion dans un appartement fait un mort et un blessé léger

Les + Lus