Grève au Médipôle de Villeurbanne : couac avec les réquisitions de personnel, un service minimum tout de même assuré

Le personnel du Médipôle de Lyon-Villeurbanne dans le Rhône est en grève ce mercredi 23 juin 2021. Problème, la demande de réquisition de personnel  a été faite en retard. Conséquence : un service minimum est assuré en réanimation et l'entrée de nouveau patient est bloqué. 

Le personnel du Médipôle de Lyon-Villeurbanne dans le Rhône est en grève pour réclamer un meilleur taux de salaire/horaire.
Le personnel du Médipôle de Lyon-Villeurbanne dans le Rhône est en grève pour réclamer un meilleur taux de salaire/horaire. © FranceTV/ Mathieu Boudet

Gros couac au Médipôle de Lyon-Villeurbanne dans le Rhône. Ce mercredi 23 juin 2021, le personnel est de nouveau en grève. Problème : la demande de réquisition de personnel auprès de l'ARS a été faite en retard pour maintenir un service minimum en réanimation. Conséquence : le service est assuré par des cadres d'autres unités mais l'entrée de nouveaux patients est bloquée. 

Plus tôt dans la journée, la CGT nous a affirmé que, suite à l'absence de réquisition, une vingtaine de patients en réanimation avait été transférée vers d'autres hôpitaux. Une information infirmée par la direction de l'hôpital en début d'après-midi. Selon Xavier Claris, le directeur de la partie privée du Médipôle, la seule concernée par le préavis de grève, le service minimum est assuré par des cadres, formés en réanimation, mais programmés pour travailler dans d'autres services aujourd'hui.

L'arrivée de nouveaux patients en réanimation a néanmoins été bloquée. La direction n'exclue pas la nécessité de transférer dans la journée des patients si le besoin venait à se faire sentir. Les hôpitaux proches ont été sondés dans ce sens. 

Confusion autour du terme débrayage

Toujours selon le directeur, le préavis de grève a été déposé vendredi 18 juin 2021 avec inscrit une volonté de "débrayage" des équipes. La direction aurait alors compris qu'un mouvement été prévu mais que le service minimum allait être assuré. Selon les grévistes présents devant le Médipôle, un débrayage signifie une grève, "c'est la même chose" affirme l'un d'entre eux. 

Conséquence : à 7h du matin, l'équipe de nuit du service de réanimation n'a trouvé personne pour les relever. Face à l'incompréhension, la direction a fait la demande express auprès de l'ARS pour une réquisition de personnel afin d'assurer le service. La demande a été acceptée en milieu de journée pour une réquisition du personnel à partir du soir. En attendant, des cadres programmés dans d'autres services, mais formé à la réanimation, ont été réquisitionné à partir de 9h pour relever l'équipe de nuit et assurer un service minimum. 

Grève pour un meilleur salaire 

Le personnel est en grève pour demander une revalorisation de son taux salaire/horaire. Le mouvement ne concerne que la partie privée du Médipôle. Le service de réanimation est le seul a l'avoir suivi à 100%, expliquant le fait que les perturbations concerne uniquement ce service. Une réunion entre la direction et la CGT a lieu en début d'après-midi. Le préavis déposé est reconductible. 

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