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Accord UE-Mercosur : les éleveurs du Rhône très inquiets pour leur activité

Pour les éleveurs de viande bovine de la région, l'accord UE-Mercosur sur les importations sud-américains pourraient être désastreux / © France 3 Rhône-Alpes
Pour les éleveurs de viande bovine de la région, l'accord UE-Mercosur sur les importations sud-américains pourraient être désastreux / © France 3 Rhône-Alpes

Suite à la signature de l'accord entre l'Union européene et le Mercosur, les agriculteurs ne cachent pas leur inquiétude et avouent être désemparés face à des importations qui les placent dans une concurrence déloyale. 

Par Daniel Pajonk

Les termes du contrat passé entre l’Union européenne et les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay) ne sont certes pas encore définitifs. Mais ils ne lassent pas d’inquiéter le monde agricole hexagonal qui se demande à quelle sauce il sera ou risque d’être mangé.
Car les 160 000 tonnes de viande bovine comprises dans le quota annuel font peser de lourdes menaces sur l’équilibre des filières, et partant de là, des exploitations. Pour les acteurs de la filière bovine, c’est l’incompréhension : ce qui se passe est contraire à l’esprit des Etats généraux de l’alimentation suggérés par le gouvernement.
Sur le terrain, Les éleveurs se tirent les cheveux. Exemple avec les trois membres d’une même famille réunis dans un Gaec d’entre Loire et Rhône qui fait de la vache allaitante. Leurs 120 Charolaises (des bêtes à viande) sont nourries en prairie. Ils produisent eux-mêmes leur foin et leur maïs. Seule la paille est achetée.

Les éleveurs dans le désarroi
 
Interview FDSEA
Pascal Girin, Président FDSEA Rhône, explique en quoi les accords passés récemment avec le Mercosur risquent de porter préjudice aux exploitations françaises et aux consommateurs.

Sur le papier, leur situation risque de ne plus être tenable. Actuellement, ils vendent leurs bêtes à 3,60 euros le kilo alors qu’il leur faudrait en tirer un euro de plus le kilo pour être à l’aise, au-delà de l’équilibre déjà fragile. Or, les importations devraient être commercialisées en Europe à 2 euros le kilo. Comment résister ? Que faire pour éviter la catastrophe, qui, selon eux, s’annonce alors qu’ils ont du mal à tourner ? Un vrai casse-tête. Sans compter que la viande importée d’Amérique du sud ne répond absolument pas aux exigences sanitaires et aux réglementations en vigueur sur le plan de l’emploi des pesticides dont le glyphosate et 240 autres molécules théoriquement interdites sur le sol européen…
 
Impact des accords UE-Mercosur sur la viande bovine
La famille Goujat, installée en Gaec à Cours-la-Ville (Rhône) ne coprend pas les accords du traité UE-Mercosur





 

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