La maire de Vénissieux condamne l'agression de personnels au collège Eluard, l'enquête se poursuit

Publié le Mis à jour le
Écrit par D.Mazzola (avec AFP)

Après l'agression survenue au sein du collège Paul Eluard de Vénissieux, lundi matin, l'établissement a été fermé l'après-midi, l'équipe ayant fait valoir son droit de retrait. Les enfants devaient retourner en classe ce matin. La maire de Vénissieux condamne les faits. L'enquête se poursuit.

"Je condamne sans appel ces actes très graves et inadmissibles. Leurs auteurs devront en répondre devant la justice. Une enquête est en cours". C'est avec ces mots que Michèle Picard, maire de Vénissieux, a dénoncé ce mardi matin, l'agression survenue au collège Paul Eluard, un établissement de 740 élèves

La maire de Vénissieux apporte aujourd'hui son soutien "sans réserve aux équipes pédagogiques et à tous les agents du collège". Elle a indiqué en conclusion : "je tiens à exprimer aux victimes toute ma solidarité".

Dans un communiqué diffusé mardi soir, les syndicats d'enseignants CGT Educ 69, le SNES-FSU Rhône et Sud Education 69, ont apporté leur soutien aux personnels victimes de "ces violences inacceptables et à l'ensemble des personnels du Collège Paul Eluard". Les auteurs de ce communiqué dénoncent des "coups au visage ayant entraîné hospitalisation, bousculade, crachat à la figure… Des actes d’une violence gravissime intolérable." Ils indiquent également que le mardi 5 avril, au lendemain des faits "tous les personnels de la vie scolaire sont absent.es (en arrêt maladie ou en
grève)".
Les syndicats dénoncent notamment des manques de moyens humains pour gérer les élèves dans un établissement initialement construit pour 500 élèves.

Une enquête en cours 

Une enquête pour "des chefs de violences en réunion sur personnes chargées d'une mission de service publique au sein d'un établissement scolaire" a été ouverte. Elle a été confiée au commissariat de police de Vénissieux, avait indiqué la veille le parquet de Lyon. C'est une enquête en flagrance, a précisé ce mardi après-midi Sébastien Gendraud, secrétaire départemental adjoint du syndicat Unité SGP Police. Pour l'heure, les auteurs présumés des faits n'ont pas été identifiés et personne n'a encore été interpellé mais les investigations se poursuivent, notamment avec l'exploitation de la vidéosurveillance.

Intrusion de 4 individus

En fin de matinée, vers 11h15, quatre individus, qui ne sont pas des élèves, se sont introduits dans l'enceinte du collège. Ils ont demandé à s'adresser à des personnes de la vie scolaire, a rapporté à l'AFP le rectorat de l'académie de Lyon. Les intrus, qui s’en sont pris au personnel de vie scolaire, étaient "agressifs" verbalement et physiquement, selon cette même source. Deux surveillants ont été pris à partis. L'un d'eux a été conduit à l'hôpital Lyon Sud. L'autre surveillant a été blessé au visage et à la jambe droite, mais n'a pas transporté à l'hôpital. 

Selon Sébastien Gendraud, peu avant les faits, une bagarre entre deux élèves a éclaté à l'intérieur de l'établissement. Ce sont les deux surveillants ayant mis fin à la rixe en séparant les deux collégiens qui ont ensuite été agressés par les intrus.

L'enquête devra établir si un lien existe entre les deux faits, explique le responsable du syndicat de police. Cependant ce dernier pointe la "concordance", entre la rixe et l'intrusion dans l'établissement suivie de l'agression des 2 surveillants.

Choqués, les enseignants ont exercé leur droit de retrait lundi après-midi. Les élèves sont rentrés chez eux. Le jour même, Olivier Dugrip, recteur de Lyon et de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, a condamné "fermement" cette agression dans un communiqué, et apporté "tout son soutien à l'ensemble de la communauté éducative du collège". 

"Montée en puissance"

Si ce type d'intrusion dans un établissement scolaire n'est pas fréquent, il n'est pas pour autant à prendre à la légère, selon Sébastien Gendraud. "Il y a un phénomène de montée en puissance", explique-t-il. L'une des premières solutions lors de consisterait notamment à "revoir la sécurisation des locaux." 

Pourquoi pas plus de patrouilles autour de certains établissements ? "Il y a un référent Education Nationale dans les commissariats, quand il y a une difficulté, des patrouilles sont déployées autour des secteurs compliqués", explique Sébastien Gendraud. Une présence constante sur le terrain autour de certains établissements ? "On manque de moyens !" répond sans détour le représentant syndical.

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer des newsletters. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas des e-mails. Notre politique de confidentialité