Coronavirus : les chocolatiers s'organisent pour sauver leurs ventes à Pâques

Cette année, Pâques se fêtera... confiné. Les chocolatiers redoutent une perte importante de chiffre d'affaire pendant cette période phare pour leur commerce. Alors, ils s'organisent pour sauver, comme ils le peuvent, leurs ventes. 

Gauthier Richart est à la tête de la chocolaterie familiale (3ème génération)
Gauthier Richart est à la tête de la chocolaterie familiale (3ème génération) © Stéphanie Loeb / FTV
Pour la plupart des chocolatiers, leur production pour Pâques est prête depuis la mi-mars. Mais, avec les mesures de confinement, leurs ventes pour cette période de fête sont compromises. Alors que Pâques représente environ 20% du chiffre d'affaire selon la Confédération des chocolatiers et confiseurs de France, ils pourraient accuser une perte de 80% de cette recette. Pour sauver leurs ventes, certains artisans réorganisent leur travail et leur stratégie commerciale. 

Un Choc'O'Drive dans l'Ain

À Saint-André-de-Corcy, dans l'Ain, la chocolaterie Richart qui fabrique du chocolat depuis 1925, l'a compris : "cette année sera difficile". Pour l'établissement familial, la baisse du chiffre d'affaire va être colossale : en plus des pertes liées à la période des fêtes d'avril, leurs ventes à l'export (soit 20% de leur chiffre d'affaire) sont à l'arrêt. Alors, l'usine dans l'Ain a mis en place un "Choc'O'Drive". Trois jours par semaines (lundi, mercredi et vendredi), de 9h30 à 11H30, les amateurs de chocolat peuvent venir récupérer leur commande en voiture. 
Le drive est ouvert de 9h30 à 11h30, trois jours par semaine.
Le drive est ouvert de 9h30 à 11h30, trois jours par semaine. © Stéphanie Loeb / FTV

A l'approche de Pâques, la chocolaterie Richart a aussi mis en place des points relais dans une dizaine de commerces lyonnais pour un retrait des commandes le vendredi après-midi.
 

Ouverture partielle des boutiques et livraison à domicile

A Lyon, d'autres artisans ont opté pour l'ouverture partielle de leur boutique. C'est le cas notamment de Palomas (2e arrondissement). La chocolaterie a réduit sa plage horaire de vente ainsi que son personnel. "Les employés travailleront en rotation dans l'atelier pour éviter de se croiser", explique Dominique Clerc, président de la société Palomas.Face à cette situation, lui aussi redoute des pertes : "si on fait 30 % de notre chiffre d'affaire habituel sur cette période ce sera bien", admet-il. Mais, il relativise "je compte beaucoup sur les ventes par internet, avec ça mes pertes seront moins importantes que pour les petits artisans qui n'ont pas de site internet." 

De l'autre côté du Rhône, à Lyon, le chocolatier Sève a décidé, lui aussi, de rouvrir ses boutiques en demi-journée. Depuis le jeudi 2 avril, il est donc possible de venir acheter les petites cocottes en chocolat de l'artisan aux Halles de Lyon.

 
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