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Exceptionnelle découverte en Syrie de forteresses vieilles de 4000 ans

La région prospectée par la mission franco-syrienne des "Marges arides de Syrie du Nord" se situe à l'est de Hama et s'étend sur 7.000 kilomètres carrés. / © Google maps
La région prospectée par la mission franco-syrienne des "Marges arides de Syrie du Nord" se situe à l'est de Hama et s'étend sur 7.000 kilomètres carrés. / © Google maps

Un réseau militaire vieux de 4000 ans, comprenant forteresses, fortifications, tours et fortins, qui communiquaient par signaux lumineux, a été découvert en Syrie grâce à l'analyse d'images aériennes et satellitaires par une équipe franco-syrienne, dont le laboratoire lyonnais Archéorient.

Par DM (avec AFP)

Ces travaux menés par le laboratoire Archéorient (CNRS-Université Lumière Lyon 2) et la Direction générale des antiquités et musées de Syrie, ont été publiés ce mardi 19 décembre dans la revue Paléorient.

"C'est la première fois qu'un système fortifié d'une telle ampleur est mis en évidence. Cette structure longe le relief qui domine la steppe de Syrie centrale et protégeait les agglomérations et les terres les plus attractives à l'âge du Bronze moyen" (2e millénaire avant J.-C.), précise l'une des auteurs, Marie-Odile Rousset, chercheuse au CNRS.

La région prospectée par la mission franco-syrienne des "Marges arides de Syrie du Nord" se situe à l'est de Hama et s'étend sur 7.000 kilomètres carrés. "Ces fouilles +virtuelles+ complètent celles conduites sur le terrain" de 1995 à 2002 puis en 2010, avec la datation précise de céramiques notamment.
"De cette époque, on connaît surtout des fortifications urbaines, mais là il s'agit de fortifier tout un territoire pour protéger les axes de circulation et les terres", explique Marie-Odile Rousset. Ces forteresses étaient constituées de gros blocs de basalte non taillés et de murs de plusieurs mètres de haut et de large.
"De plus, chaque site fortifié était implanté de façon à pouvoir communiquer visuellement avec les autres par signaux lumineux (feux de nuit) ou de fumée, comme les Indiens, afin de transmettre rapidement les informations vers les grands centres de pouvoir", précise la chercheuse.

Située à la lisière des régions sédentaires très peuplées du Croissant fertile à l'ouest et de la steppe aride des nomades à l'est, cette région n'a pas été constamment habitée. "On a pu constater que cette région pas facile à mettre en valeur était réoccupée en période de crise. D'ailleurs, récemment, le site de l'époque romaine a été réoccupé par les habitants qui fuyaient Hama et Homs".


Le saviez-vous ? Le laboratoire Archéorient, basé à Lyon, regroupe une quarantaine de chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doctorants, ingénieurs de recherche rattachés au CNRS, à l'Université Lumière-Lyon 2 et à l'Université de Clermont -Ferrand ainsi qu'une trentaine de doctorants et une quinzaine de chercheurs associés.

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